DerniĂšre mise Ă jour le 7 juin 2026
Le compte de rĂ©sultat indique si une entreprise est bĂ©nĂ©ficiaire ou dĂ©ficitaire, mais il ne dit pas pourquoi. C’est prĂ©cisĂ©ment le rĂŽle des soldes intermĂ©diaires de gestion (SIG). Ils permettent de dĂ©terminer la façon dont le rĂ©sultat est construit et oĂč se situent les forces et les faiblesses de l’entreprise.
Les SIG sont utilisés dans de nombreuses situations concrÚtes :
- lors d’une demande de financement bancaire (la banque analyse systĂ©matiquement l’EBE et le taux de marge) ;
- dans l’Ă©laboration d’un business plan ou d’un prĂ©visionnel financier ;
- lors d’une reprise ou d’une transmission d’entreprise (diagnostic de rentabilitĂ©) ;
- pour effectuer des comparaisons sectorielles, notamment via les donnĂ©es publiĂ©es chaque annĂ©e par la Banque de France par secteur d’activitĂ©.
Les principaux SIG sont : la marge brute, la valeur ajoutĂ©e, l’excĂ©dent brut d’exploitation (EBE), le rĂ©sultat d’exploitation, le rĂ©sultat financier, le rĂ©sultat courant avant impĂŽt, le rĂ©sultat exceptionnel et le rĂ©sultat de l’exercice.
â ïžÂ RĂ©forme PCG 2025 : le rĂšglement ANC n°2022-06, applicable aux exercices ouverts Ă compter du 1er janvier 2025, modifie la structure du compte de rĂ©sultat lĂ©gal. La prĂ©sentation tripartite exploitation / financier / exceptionnel disparaĂźt. Les SIG tels qu’ils sont habituellement prĂ©sentĂ©s ne correspondent plus directement au compte de rĂ©sultat lĂ©gal â mais restent des outils d’analyse indispensables, calculĂ©s depuis la balance des comptes. Cette page explique les deux lectures : le tableau SIG analytique (inchangĂ© dans sa logique) et ce que change le PCG 2025.
Réforme PCG 2025 : ce qui change pour les SIG
Jusqu’aux exercices clos le 31 dĂ©cembre 2024, le compte de rĂ©sultat lĂ©gal se prĂ©sentait en trois niveaux : rĂ©sultat d’exploitation, rĂ©sultat financier, rĂ©sultat exceptionnel. Cette architecture Ă©tait le socle sur lequel le tableau des SIG Ă©tait directement lisible.
Le rÚglement ANC n°2022-06 supprime cette structure pour les exercices ouverts à compter du 1er janvier 2025 :
| Ancien compte de résultat (avant 2025) | Nouveau compte de résultat PCG 2025 |
|---|---|
| Produits d’exploitation | Produits des activitĂ©s ordinaires |
| â Charges d’exploitation | â Charges des activitĂ©s ordinaires |
| = RĂ©sultat d’exploitation | = RĂ©sultat des activitĂ©s ordinaires (inclut le financier courant) |
| + Produits financiers | (intégrés dans les activités ordinaires ou ligne distincte si significatif) |
| â Charges financiĂšres | |
| = Résultat financier | (solde intermédiaire légal supprimé) |
| + Produits exceptionnels | ĂlĂ©ments inhabituels (ligne distincte, non un solde intermĂ©diaire) |
| â Charges exceptionnelles | |
| = Résultat exceptionnel | (solde intermédiaire légal supprimé) |
| â IS â Participation | â IS â Participation |
| = Résultat net | = Résultat net (montant inchangé) |
Ce que cela signifie pour les SIG
Les SIG analytiques (marge brute, VA, EBE, rĂ©sultat d’exploitationâŠ) ne disparaissent pas. Ils sont calculĂ©s depuis la balance des comptes, indĂ©pendamment du format lĂ©gal de prĂ©sentation du compte de rĂ©sultat. Un EBE, une valeur ajoutĂ©e ou un rĂ©sultat d’exploitation se calculent Ă partir des mĂȘmes comptes qu’avant â les comptes du plan comptable gĂ©nĂ©ral n’ont pas changĂ©.
Ce qui change :
- Le résultat financier et le résultat exceptionnel ne sont plus des soldes intermédiaires lisibles directement dans le compte de résultat légal publié. Ils restent calculables analytiquement depuis les comptes 66x/76x et 67x/77x.
- La notion de rĂ©sultat courant avant impĂŽt (rĂ©sultat d’exploitation + rĂ©sultat financier) reste pertinente analytiquement mais ne correspond plus Ă un solde du compte de rĂ©sultat lĂ©gal.
- Les éléments inhabituels (ex-exceptionnels) forment une ligne distincte dans le nouveau compte de résultat, non un solde intermédiaire avec ses propres produits et charges séparés.
đĄ En pratique : les experts-comptables, les banques et les analystes continuent de produire le tableau des SIG dans sa forme analytique â en l’alimentant depuis la balance des comptes plutĂŽt que depuis la lecture directe du compte de rĂ©sultat lĂ©gal. La logique d’analyse reste identique.

Le tableau des SIG (format analytique)
Le tableau ci-dessous prĂ©sente les SIG dans leur format analytique, utilisĂ© pour le pilotage et l’analyse financiĂšre. Il reste la rĂ©fĂ©rence pour les demandes bancaires, les business plans et les diagnostics de reprise.
| Vente de marchandises | |
| â CoĂ»t d’achat des marchandises vendues | |
| = Marge brute | |
| â Consommations en provenance de tiers (comptes 60 hors marchandises, 61, 62) | |
| = Valeur ajoutée | |
| + Subventions d’exploitation | |
| â Charges de personnel | |
| â ImpĂŽts et taxes | |
| = ExcĂ©dent brut d’exploitation (EBE) | |
| +/â Autres charges et produits d’exploitation | |
| â Dotations aux amortissements et aux provisions | |
| + Transferts de charges d’exploitation | |
| + Reprises sur amortissements et provisions d’exploitation | |
| = RĂ©sultat d’exploitation | |
| + Produits financiers (comptes 76x) | |
| â Charges financiĂšres (comptes 66x) | |
| = Résultat courant avant impÎt | |
| + Produits inhabituels / exceptionnels (comptes 77x) | (ex-produits exceptionnels) |
| â Charges inhabituelles / exceptionnelles (comptes 67x) | (ex-charges exceptionnelles) |
| â Participation des salariĂ©s | |
| â ImpĂŽt sur les bĂ©nĂ©fices | |
| = RĂ©sultat de l’exercice |
đ Note PCG 2025 : dans le compte de rĂ©sultat lĂ©gal publiĂ© Ă compter de 2025, les lignes « rĂ©sultat financier » et « rĂ©sultat exceptionnel » n’apparaissent plus comme des soldes distincts obligatoires. Le tableau des SIG ci-dessus est un outil analytique reconstruit depuis la balance ; il conserve toute sa pertinence pour l’analyse.
Adaptations selon le secteur d’activitĂ© :
đ Entreprise de nĂ©goce (commerce) Ventes de marchandises â CoĂ»t d’achat des marchandises vendues = Marge commerciale
đ Entreprise industrielle ou artisanale Production vendue +/â Production stockĂ©e + Production immobilisĂ©e â Consommations de matiĂšres premiĂšres = Marge de production
đ§âđ» Entreprise de services Chiffre d’affaires â CoĂ»t de rĂ©alisation des prestations (sous-traitance, achats spĂ©cifiques) = Marge sur prestations
Dans tous les cas, la suite du tableau (valeur ajoutée, EBE, etc.) reste identique quel que soit le secteur.
â ïž Point de vigilance : les entreprises de services pures (conseil, formationâŠ) ont souvent peu ou pas de coĂ»t de rĂ©alisation Ă dĂ©duire. Leur marge brute peut atteindre 80-95 %, ce qui ne doit pas ĂȘtre comparĂ© aux ratios d’une entreprise commerciale.
Analyser les soldes intermédiaires de gestion
Il est utile de sĂ©lectionner le bon solde en fonction de ce que l’on souhaite mesurer. Le rĂ©sultat net donne une vision d’ensemble, mais l’EBE est plus pertinent pour comparer des entreprises entre elles, car il neutralise les effets de la politique de financement, des choix comptables et des Ă©lĂ©ments inhabituels.
đ§ź On calcule Ă©galement les SIG en pourcentage du chiffre d’affaires, ce qui permet d’effectuer des comparaisons dans le temps ou avec les moyennes sectorielles.
La marge brute
Son calcul dĂ©pend du secteur (voir tableau ci-dessus). Le coĂ»t d’achat des marchandises vendues est Ă©gal aux achats de marchandises + (stock initial â stock final), augmentĂ© des frais accessoires d’achat et diminuĂ© des remises, rabais et ristournes (3R). Les marchandises restant en stock figurent au bilan, et non dans le compte de rĂ©sultat.
La marge brute mesure le bĂ©nĂ©fice tirĂ© directement de l’activitĂ© commerciale ou de production, avant tout frais de structure.
La valeur ajoutée
đ§ź Marge brute + production de l’exercice â consommations en provenance de tiers.
La valeur ajoutĂ©e mesure la richesse créée par l’entreprise elle-mĂȘme, c’est-Ă -dire ce qu’elle apporte au-delĂ de ce qu’elle achĂšte Ă l’extĂ©rieur. Elle est ensuite rĂ©partie entre toutes les parties prenantes : salariĂ©s (charges de personnel), Ătat (impĂŽts et taxes), banques (charges financiĂšres) et actionnaires (dividendes).
L’excĂ©dent brut d’exploitation (EBE)
đ§ź Valeur ajoutĂ©e + subventions d’exploitation â charges de personnel â impĂŽts et taxes.
L’EBE (excĂ©dent brut d’exploitation) mesure le rĂ©sultat de l’entreprise sans tenir compte :
- de la politique d’investissement (amortissements et provisions, qui varient selon les choix comptables) ;
- de la politique de financement (charges et produits financiers) ;
- des éléments inhabituels (ex-résultat exceptionnel).
đ C’est l’indicateur prĂ©fĂ©rĂ© des banquiers et des analystes financiers. Deux entreprises identiques dans leur activitĂ© mais diffĂ©rentes dans leurs choix comptables ou leur niveau d’endettement auront le mĂȘme EBE.
đĄ PCG 2025 : l’EBE est calculĂ© exclusivement depuis les comptes d’exploitation (classe 6 et 7 hors financier et hors Ă©lĂ©ments inhabituels). Il n’est pas affectĂ© par la rĂ©forme de prĂ©sentation du compte de rĂ©sultat.
Deux ratios clĂ©s issus de l’EBE :
đ Taux d’EBE = EBE / Chiffre d’affaires Ă 100 Un taux de 10 % signifie que pour 100 ⏠de CA, l’entreprise dĂ©gage 10 ⏠avant amortissements, intĂ©rĂȘts et impĂŽts. Les niveaux varient fortement selon les secteurs : 3-5 % en grande distribution, 20-30 % pour des activitĂ©s logicielles ou de conseil.
đ CapacitĂ© de remboursement = Dettes financiĂšres nettes / EBE Indique en combien d’annĂ©es l’entreprise pourrait thĂ©oriquement rembourser ses dettes. En dessous de 3 ans : situation saine. Au-delĂ de 5 ans : signal d’alerte pour les banques.
Le rĂ©sultat d’exploitation
đ§ź EBE + autres produits d’exploitation â autres charges d’exploitation â dotations aux amortissements et aux provisions + transferts de charges d’exploitation + reprises sur amortissements et provisions d’exploitation.
Il peut aussi ĂȘtre calculĂ© directement : produits d’exploitation (classe 70 Ă 75) â charges d’exploitation (classe 60 Ă 65).
Le rĂ©sultat d’exploitation mesure la performance de l’activitĂ© pure, en intĂ©grant les amortissements et provisions (contrairement Ă l’EBE) mais en excluant les Ă©lĂ©ments financiers et les Ă©lĂ©ments inhabituels.
đĄ PCG 2025 : dans le nouveau compte de rĂ©sultat lĂ©gal, le rĂ©sultat d’exploitation tel que dĂ©fini ci-dessus est proche du « rĂ©sultat des activitĂ©s ordinaires » â Ă ceci prĂšs que ce dernier peut intĂ©grer les charges et produits financiers selon le modĂšle de prĂ©sentation choisi. Pour un calcul analytique rigoureux des SIG, il est prĂ©fĂ©rable de reconstruire le rĂ©sultat d’exploitation depuis la balance des comptes en excluant explicitement les comptes 66x et 76x.
Le résultat financier
đ§ź Produits financiers (comptes 76x) â charges financiĂšres (comptes 66x).
Il reflĂšte la politique de financement de l’entreprise. Un rĂ©sultat financier nĂ©gatif est la situation la plus courante : la plupart des entreprises empruntent pour investir, ce qui gĂ©nĂšre des charges d’intĂ©rĂȘts supĂ©rieures aux produits de placement.
â ïž PCG 2025 : le rĂ©sultat financier ne figure plus comme solde intermĂ©diaire obligatoire dans le compte de rĂ©sultat lĂ©gal publiĂ©. Il reste calculable analytiquement depuis les comptes 66x et 76x de la balance, et peut figurer sur une ligne distincte si l’entreprise le juge pertinent (recommandĂ© dĂšs que le montant est significatif).
Le résultat courant avant impÎt
đ§ź RĂ©sultat d’exploitation + produits financiers â charges financiĂšres.
Il mesure la performance de l’entreprise issue de son activitĂ© opĂ©rationnelle et de sa politique financiĂšre, avant tout Ă©lĂ©ment inhabituel et avant impĂŽt. C’est le solde le plus proche de la notion de « rĂ©sultat rĂ©current ».
Les éléments inhabituels (ex-résultat exceptionnel)
đ§ź Produits inhabituels (comptes 77x) â charges inhabituelles (comptes 67x).
Ce solde regroupe les Ă©vĂ©nements non rĂ©currents sans lien direct avec l’activitĂ© courante : cessions d’immobilisations, pĂ©nalitĂ©s, dons exceptionnels, rappels d’impĂŽts, quote-parts de subventions d’investissement virĂ©es au rĂ©sultat.
â ïž PCG 2025 â changement de terminologie : la rĂ©forme remplace les notions de « produits exceptionnels » et « charges exceptionnelles » par celle d’Ă©lĂ©ments inhabituels, prĂ©sentĂ©s sur une ligne distincte dans le compte de rĂ©sultat lĂ©gal (et non plus comme un solde intermĂ©diaire avec ses propres subdivisions). Pour les SIG analytiques, le calcul reste identique : on extrait les comptes 67x et 77x de la balance.
Son analyse est intĂ©ressante : un solde systĂ©matiquement nĂ©gatif d’une annĂ©e sur l’autre sur cette ligne suggĂšre que des charges prĂ©sentĂ©es comme « exceptionnelles » sont en rĂ©alitĂ© structurelles.
Le rĂ©sultat de l’exercice
đ§ź RĂ©sultat courant avant impĂŽt + Ă©lĂ©ments inhabituels nets â participation des salariĂ©s â impĂŽt sur les bĂ©nĂ©fices.
Il peut aussi ĂȘtre calculĂ© en faisant la diffĂ©rence entre l’ensemble des produits et l’ensemble des charges de l’exercice, ou en additionnant rĂ©sultat d’exploitation + rĂ©sultat financier + Ă©lĂ©ments inhabituels nets â IS â participation.
Le rĂ©sultat de l’exercice montre la valeur nette dĂ©gagĂ©e sur la pĂ©riode. S’il est positif, il est ensuite affectĂ© en assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale entre dividendes, rĂ©serves et report Ă nouveau.
Les ratios clés à calculer à partir des SIG
| Ratio | Formule | Ce qu’il mesure |
|---|---|---|
| Taux de marge brute | Marge brute / CA à 100 | Rentabilité commerciale brute, avant frais de structure |
| Taux de valeur ajoutĂ©e | Valeur ajoutĂ©e / CA Ă 100 | Part de richesse créée par l’entreprise elle-mĂȘme |
| Taux d’EBE | EBE / CA Ă 100 | RentabilitĂ© opĂ©rationnelle, hors financement et comptabilitĂ© |
| Taux de rĂ©sultat d’exploitation | RĂ©sultat d’exploitation / CA Ă 100 | RentabilitĂ© aprĂšs amortissements, hors financier |
| Taux de rĂ©sultat net | RĂ©sultat de l’exercice / CA Ă 100 | RentabilitĂ© globale nette |
| CapacitĂ© de remboursement | Dettes financiĂšres nettes / EBE | Nombre d’annĂ©es pour rembourser les dettes (norme : < 3-5 ans) |
| Part des charges de personnel dans la VA | Charges de personnel / VA à 100 | Poids de la masse salariale dans la richesse créée |
đ OĂč trouver les moyennes sectorielles ? La Banque de France publie chaque annĂ©e des ratios moyens par secteur dans sa base de donnĂ©es DIANE et dans ses publications sectorielles.
Exemple de SIG
Tableau
| 2024 | % CA | 2025 | % CA | |
|---|---|---|---|---|
| Vente de marchandises | 324 879 | 100 % | 352 678 | 100 % |
| CoĂ»t d’achat des marchandises vendues | 175 456 | 54 % | 198 345 | 56 % |
| Marge brute | 149 423 | 46 % | 154 333 | 44 % |
| â Consommations en provenance de tiers | 65 390 | 20 % | 61 098 | 17 % |
| Valeur ajoutée | 84 033 | 26 % | 93 235 | 26 % |
| + Subventions d’exploitation | 0 | 0 % | 0 | 0 % |
| â Charges de personnel | 46 987 | 14 % | 47 560 | 13 % |
| â ImpĂŽts et taxes | 1 679 | 1 % | 1 809 | 1 % |
| ExcĂ©dent brut d’exploitation | 35 367 | 11 % | 43 866 | 12 % |
| +/â Autres charges et produits d’exploitation | 34 | 0 % | 67 | 0 % |
| â Dotations aux amortissements et provisions | 1 789 | 1 % | 1 789 | 1 % |
| + Reprises sur amortissements et provisions | 0 | 0 % | 0 | 0 % |
| RĂ©sultat d’exploitation | 33 544 | 10 % | 42 010 | 12 % |
| + Produits financiers (comptes 76x) | 0 | 0 % | 0 | 0 % |
| â Charges financiĂšres (comptes 66x) | 359 | 0 % | 390 | 0 % |
| Résultat courant avant impÎt | 33 185 | 10 % | 41 620 | 12 % |
| + Produits inhabituels (comptes 77x) | 0 | 0 % | 0 | 0 % |
| â Charges inhabituelles (comptes 67x) | 28 | 0 % | 0 | 0 % |
| â Participation des salariĂ©s | 0 | 0 % | 0 | 0 % |
| â ImpĂŽt sur les bĂ©nĂ©fices | 4 978 | 2 % | 6 243 | 2 % |
| RĂ©sultat de l’exercice | 28 179 | 9 % | 35 377 | 10 % |
đ Note : les colonnes « produits inhabituels » et « charges inhabituelles » correspondent aux ex-produits et charges exceptionnels, renommĂ©s dans la terminologie PCG 2025. Les comptes mobilisĂ©s (77x et 67x) sont inchangĂ©s.
Lecture des chiffres
đ La marge brute recule lĂ©gĂšrement (46 % â 44 %) : le CA a progressĂ© de +8,5 %, mais le coĂ»t d’achat des marchandises a progressĂ© encore plus vite (+13 %). Cela peut traduire une hausse des prix fournisseurs non rĂ©percutĂ©e sur les tarifs clients, ou une Ă©volution dĂ©favorable du mix produit. C’est un signal Ă surveiller.
đ La valeur ajoutĂ©e reste stable Ă 26 % : la baisse de marge brute est compensĂ©e par une rĂ©duction des consommations en provenance de tiers (20 % â 17 % du CA), signe d’une meilleure maĂźtrise des frais externes.
đ L’EBE progresse (11 % â 12 %) : les charges de personnel sont quasi stables en valeur absolue malgrĂ© la hausse du CA â signe d’un bon levier opĂ©rationnel.
đ Le rĂ©sultat d’exploitation passe de 10 % Ă 12 % : la rentabilitĂ© opĂ©rationnelle s’amĂ©liore, confirmĂ©e par la hausse de l’EBE.
đ Le rĂ©sultat net progresse de 9 % Ă 10 % : l’entreprise est saine et sa rentabilitĂ© s’amĂ©liore d’une annĂ©e sur l’autre, malgrĂ© la lĂ©gĂšre dĂ©gradation de la marge brute.
đ§ Ătape suivante : comparer ces ratios aux moyennes du secteur. Un taux d’EBE de 12 % est-il bon ou faible pour cette activitĂ© ? La rĂ©ponse dĂ©pend entiĂšrement du secteur.
FAQ
Les SIG sont-ils modifiĂ©s par la rĂ©forme PCG 2025 ?Â
Dans leur logique analytique, non. Les SIG sont construits depuis la balance des comptes â qui n’a pas changĂ© â et non depuis le format lĂ©gal du compte de rĂ©sultat. Ce qui change : le rĂ©sultat financier et le rĂ©sultat exceptionnel (dĂ©sormais « Ă©lĂ©ments inhabituels ») ne sont plus des soldes distincts obligatoires dans le compte de rĂ©sultat lĂ©gal publiĂ©. Pour l’analyse et le pilotage, le tableau des SIG reste identique dans sa construction.
Les SIG sont-ils obligatoires ?Â
Non. Le tableau des SIG n’est pas une annexe obligatoire des comptes annuels pour la plupart des entreprises. C’est un outil d’analyse de gestion, utilisĂ© en interne ou Ă la demande d’un partenaire financier. Les experts-comptables le produisent souvent dans leurs rapports de gestion.
Mon EBE est positif mais mon rĂ©sultat net est nĂ©gatif. Est-ce grave ?Â
Non, ce n’est pas nĂ©cessairement grave, c’est mĂȘme courant en phase de dĂ©marrage ou d’investissement. Un EBE positif signifie que l’activitĂ© opĂ©rationnelle est rentable. Si le rĂ©sultat net est nĂ©gatif, il faut analyser les « couches » suivantes : charges financiĂšres importantes (emprunt rĂ©cent), dotations aux amortissements Ă©levĂ©es (investissements), ou Ă©lĂ©ments inhabituels ponctuels.
Quelle diffĂ©rence entre rĂ©sultat d’exploitation et rĂ©sultat courant avant impĂŽt ?Â
Le rĂ©sultat d’exploitation mesure la performance de l’activitĂ© pure, sans tenir compte du financement. Le rĂ©sultat courant avant impĂŽt intĂšgre en plus le rĂ©sultat financier. Si les deux sont proches, l’entreprise est peu endettĂ©e. Un Ă©cart significatif signale que le coĂ»t de la dette pĂšse sur la rentabilitĂ©.
Les Ă©lĂ©ments inhabituels (ex-rĂ©sultat exceptionnel) sont-ils toujours calculĂ©s dans les SIG ?Â
Oui. La terminologie change avec le PCG 2025 (« Ă©lĂ©ments inhabituels » remplace « rĂ©sultat exceptionnel »), mais les comptes 67x et 77x sont maintenus et le calcul analytique reste identique. Un solde systĂ©matiquement nĂ©gatif sur cette ligne d’une annĂ©e sur l’autre doit alerter : des charges prĂ©sentĂ©es comme inhabituelles pourraient ĂȘtre en rĂ©alitĂ© structurelles.
OĂč trouver les ratios sectoriels pour comparer mes SIG ?Â
La Banque de France publie chaque année des statistiques sectorielles détaillées (base DIANE, fiches sectorielles). Les CCI et fédérations professionnelles diffusent également des benchmarks par activité.