Dernière mise à jour le 29 avril 2026
Une entreprise peut être amenée à rembourser des indemnités kilométriques à ses salariés. C’est le cas s’ils doivent utiliser leur véhicule personnel à des fins professionnelles. Ces indemnités représentent les frais liés à l’utilisation professionnelle de la voiture du salarié ou du dirigeant. Sont ainsi pris en compte les frais d’amortissement, d’entretien et de réparation, d’assurance et de carburant. Quand rembourser ces indemnités ? Comment procéder au remboursement ? Comment le comptabiliser ? Tout sur le sujet dans cet article détaillé.
Quand rembourser des indemnités kilométriques ?
L’entreprise rembourse des indemnités kilométriques à ses salariés quand ils utilisent leur véhicule personnel dans le cadre de leur activité professionnelle. C’est le cas par exemple en cas de déplacement chez un client avec leur véhicule personnel.
Quand rembourser des trajets domicile-lieu de travail?
L’employeur peut être amené à rembourser les trajets domicile – lieu de travail uniquement dans certains cas bien précis et en cas d’éloignement important s’il ne résulte pas de convenances personnelles :
- Si le trajet n’est pas desservi par des transports en commun ;
- S’il n’y a pas de transport en commun pendant les horaires de travail (notamment en cas d’horaires décalés).
Si l’employeur met en place ce dispositif, elle doit le faire pour chaque salarié dans des conditions identiques. Ce montant doit figurer dans le bulletin de paie. Il est exonéré de charges sociales et d’impôt sur le revenu dans la limite annuelle de :
- 300 € pour un véhicule thermique
- 600 € pour un véhicule électrique, hybride rechargeable ou hydrogène.
A noter que l’entreprise peut aussi fournir des chèques carburant à ses salariés.
Comment procéder au remboursement des indemnités kilométriques ?
Le remboursement des indemnités kilométriques doit se faire si les salariés ont fourni une note de frais indiquant :
- Le nom du salarié :
- Le véhicule utilisé ;
- La puissance administrative ;
- Pour chaque déplacement :
- La date
- Le lieu de départ et le lieu d’arrivé
- L’objet du déplacement
- Le nombre de kilomètres parcourus.
Ils doivent également fournir une copie de la carte grise.
Tous ces documents justificatifs sont nécessaires afin de justifier la charge en comptabilité. Est est déductible du résultat fiscal. Du côté du salarié, le remboursement n’est pas soumis à charges sociales et à impôt sur le revenu.
A noter que les frais ne rentrant pas dans le calcul des indemnités kilométriques (péage et parking) peuvent être remboursés sur présentation des documents justificatifs (factures).
Qu’est ce que le barème kilométrique ?
A partir de ces documents le barème fiscal est ensuite appliqué. Il s’agit d’un barème mis à jour tous les ans par l’administration fiscale, et qui permet de calculer les indemnités kilométriques. Ce sont les indemnités qui sont remboursées aux salariés quand ils utilisent leur véhicule personnel dans la cadre de leur activité professionnelle. Ils sont également utilisés pour déduire les frais professionnels “réels” de l’impôt sur le revenu à la place des 10% forfaitaires.
A noter qu’il existe 3 types de barème :
- Un pour les deux roues de cylindrée inférieure à 50 cm3 ;
- Un pour les motos ;
- Un pour les voitures.
Le barème kilométrique permet donc de calculer les indemnités kilométriques à la place du calcul des frais réels. Il prend en compte les frais d’amortissement, d’entretien et de réparation, d’assurance et de carburant. Il n’inclus toutefois pas les frais de parking, de péage ou les charges liées au financement de l’achat du véhicule.
Si l’entreprise ne l’utilise pas, et que la somme remboursée est supérieure à celle qui aurait été remboursée en appliquant le barème, le surplus est soumis à cotisations sociales car considéré comme un avantage en nature et donc un élément de salaire.
Comment comptabiliser le remboursement des indemnités kilométriques ?
La comptabilisation des indemnités kilométriques se fait en utilisant le compte 625 déplacements. Il s’agit d’une charge déductible du résultat fiscal.
A noter que si les indemnités kilométriques sont supérieures à 15 000 km par an, la société doit s’acquitter de la taxe sur les véhicules de société pour la voiture concernée.