Tout savoir sur le business plan

DerniĂšre mise Ă  jour le 27 septembre 2020

Le business plan (BP) est un document prĂ©sentant le projet de crĂ©ation ou de dĂ©veloppement d’une entreprise. Il comprend Ă  la fois des Ă©lĂ©ments rĂ©dactionnels et des Ă©lĂ©ments chiffrĂ©s. C’est un document indispensable Ă  rĂ©aliser avant de se lancer. Il permet d’avoir une ligne directrice sur les prochaines annĂ©es, mais aussi de mettre les idĂ©es au clair. Il est aussi demandĂ© par les partenaires financiers de l’entreprise notamment par les banquiers en cas de demande de prĂȘt.

A quoi sert un business plan ?

Le business plan est un document de référence pour le créateur et pour les tiers :

– Pour le crĂ©ateur, il permet de mettre au clair ses idĂ©es et son projet. Il doit rĂ©pondre (de façon positive) Ă  la question : le projet est-il viable? Il va servir ensuite de feuille de route et permettra de se poser les bonnes questions. Enfin, il donne des points de repĂšre pour piloter l’entreprise. Il peut ainsi faire office de budget et ĂȘtre comparĂ© avec le rĂ©el pour identifier les Ă©carts, les analyser et mettre en place des actions correctives le cas Ă©chĂ©ant ;

– Pour le collaborateur en interne (par exemple les associĂ©s) : le business plan permet de les informer;

– Pour les tiers, Ă  savoir les banques et divers organismes d’aides au financement, il permet de dĂ©terminer la future rentabilitĂ© de l’entreprise et de savoir si elle va ĂȘtre en mesure de rembourser les prĂȘts qui lui ont Ă©tĂ© octroyĂ©s. C’est sur la base du business plan que le dossier de financement va ĂȘtre Ă©tudiĂ©. Il doit ainsi « sĂ©duire » les investisseurs potentiels. Le BP doit respecter la rĂšgle des “2R” : rĂȘver et rassurer : faire rĂȘver les business angels et autres investisseurs privĂ©s et rassurer les banquiers.

Quel est le contenu du business plan ?

Document allant de 10 Ă  20 pages maximum, il doit permettre d’en savoir plus sur la stratĂ©gie commerciale et financiĂšre de l’entreprise. Sa rĂ©daction va permettre de synthĂ©tiser les recherches et Ă©tudes rĂ©alisĂ©es en amont ainsi que de tester les diffĂ©rentes hypothĂšses et les projections sur 3 Ă  5 ans. Il contient gĂ©nĂ©ralement les Ă©lĂ©ments suivants :

Executive summary (résumé opérationnel)

En deux pages, le crĂ©ateur de projet doit donner envie de lire le business plan en entier (certains investisseurs ne prendront sinon pas le temps de tout lire). Il s’agit Ă  la fois d’un rĂ©sumĂ© et d’un avant-propos. Il prĂ©sente :

  • En en-tĂȘte, le nom de l’entreprise et Ă©ventuellement son logo, accompagnĂ©s d’un slogan ou de quelques mots stratĂ©giques ;
  • Les points clĂ©s du projet : besoins non satisfaits, diffĂ©rence de positionnement par rapport aux concurrents ;
  • Le porteur de projet et son Ă©quipe ;
  • Le business model et quelques chiffres financiers bien choisis : prĂ©visions de vente, rĂ©sultat…

Introduction

Seront indiquĂ©s dans l’introduction : prĂ©sentation brĂšve de projet, du crĂ©ateur, de la stratĂ©gie et des Ă©lĂ©ments financiers clĂ©s (rĂ©sultat net, capacitĂ© d’autofinancement)…

Présentation du projet

Seront indiquĂ©s l’activitĂ© de l’entreprise, les Ă©lĂ©ments innovants, la description du produit ou du service…Seront aussi prĂ©sentĂ©s les objectifs visĂ©s, les moyens utilisĂ©s et les ressources nĂ©cessaires. Toute cette partie ne doit pas qu’ĂȘtre rĂ©dactionnelle. Elle doit aussi comporter des Ă©lĂ©ments chiffrĂ©s, des graphiques ou des photos. Le crĂ©ateur pourra y expliquer quel problĂšme il va rĂ©soudre pour le client.

Vous pourrez aussi prĂ©senter briĂšvement l’histoire du projet Ă  savoir :

  • La genĂšse : d’oĂč vient l’idĂ©e, pourquoi cette idĂ©e, comment a-elle Ă©tĂ© validĂ©e? ;
  • Le stade de dĂ©veloppement du projet : qu’est-ce qui a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©? que reste-t-il Ă  accomplir? un prototype existe t-il dĂ©jĂ ? l’idĂ©e a t-elle Ă©tĂ© dĂ©posĂ©e Ă  l’INPI? la structure juridique est elle créée?

En expliquant ce qui s’est dĂ©jĂ  passĂ©, vous permettrez aux lecteurs de mieux comprendre le prĂ©sent et Ă©ventuellement d’entrevoir le futur. Tous ces Ă©lĂ©ments permettront de montrer la crĂ©dibilitĂ© de l’Ă©quipe.

PrĂ©sentation du porteur de projet et de l’équipe

Le crĂ©ateur pourra en profiter pour rĂ©aliser un bilan personnel. Il pourra rĂ©flĂ©chir sur ses motivations, son expĂ©rience, l’adĂ©quation de son parcours avec le projet de crĂ©ation, le temps dont il dispose… En cas de crĂ©ation avec une Ă©quipe dĂ©jĂ  constituĂ©e, il faudra insister sur la complĂ©mentaritĂ© des profils.

Il faudra en effet montrer que vous ĂȘtes capable d’assurer l’ensemble des fonctions, aussi bien techniques et opĂ©rationnelles que supports (finance, ressources humaines, gestion, logistique, vente, marketing…). Si vous ne disposez pas en interne de toutes ces compĂ©tences, rien ne vous empĂȘche d’aller les chercher en externe et de faire appel Ă  des sous-traitants et prestataires : expert-comptable, avocat, cabinet d’intĂ©rim, agence de communication…

De plus, au-delĂ  de la partie “connaissance”, il faudra montrer que tous les membres de l’Ă©quipe ont les mĂȘmes valeurs et aspirent au mĂȘme objectif, et que les rĂŽles ainsi que les responsabilitĂ©s ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© attribuĂ©s.

Toute cette partie ne doit ĂȘtre nĂ©gligĂ©e. Les investisseurs parient aussi bien sur un produit/service que sur une personne ou une Ă©quipe.

Présentation de la stratégie, des facteurs clés de succÚs et des risques

C’est ici que le crĂ©ateur se positionnera par rapport aux concurrents et dans le marchĂ© (taux de pĂ©nĂ©tration du marchĂ©, parts de marchĂ©…). De nombreux outils peuvent ĂȘtre utilisĂ©s pour dĂ©terminer la stratĂ©gie : matrice SWOT, modĂšle de Porter, matrice BCG…

Les facteurs clĂ©s de succĂšs sont les Ă©lĂ©ments stratĂ©giques que l’entreprise doit maĂźtriser  pour ĂȘtre compĂ©titive.

L’analyse des risques consiste Ă  les identifier et Ă  les analyser en prenant en compte deux paramĂštres : leur probabilitĂ© de survenance et leur impact en cas de survenance du risque. Il faudra Ă  ce stade dĂ©jĂ  rĂ©flĂ©chir aux moyens de les manager. Les risques peuvent ĂȘtre de diffĂ©rentes natures : difficultĂ©s Ă  vendre le produit, temps plus important que prĂ©vu pour le dĂ©velopper, nouveaux entrants…

Cette partie devra répondre aux questions suivantes :

  • Quelle est la mission de l’entreprise? Quel est son mĂ©tier principal?
  • Quel est son objectif? De quels moyens dispose t-elle pour atteindre cet objectif (moyens humains, techniques, commerciaux)?
  • Quels sont ses avantages concurrentiels?
  • Quelles sont les Ă©tapes du dĂ©veloppement?
  • Comment l’entreprise va t-elle s’assurer que l’activitĂ© se dĂ©veloppe comme prĂ©vu? comment va t-elle corriger les dĂ©rives?

Plan opérationnel

Le plan opĂ©rationnel dĂ©coule de l’analyse prĂ©cĂ©dente. Il va permettre de prĂ©senter :

  • Les objectifs fixĂ©s : chiffre d’affaires, rĂ©sultat, part de marchĂ©…
  • Le budget R&D 
  • Le plan de production : fabrication, moyens de production, relation avec les fournisseurs et les sous-traitants, investissements et stocks nĂ©cessaires
  • Le plan marketing : distribution, prix, communication…
  • L’organisation et les ressources.

Etude de marché

L’Ă©tude de marchĂ© va permettre de connaitre le marchĂ© (sa taille, son Ă©volution…), la clientĂšle (l’age moyen, le comportement)…. Elle va ĂȘtre rĂ©alisĂ©e via une Ă©tude documentaire, une Ă©tude qualitative et une Ă©tude quantitative. Seules les principales conclusions pourront ĂȘtre indiquĂ©es et dĂ©taillĂ©s ici. L’ensemble de l’Ă©tude peut ĂȘtre jointe en annexe.

Pour aller plus loin dans la rĂ©alisation de l’Ă©tude de marchĂ©, vous trouverez des renseignements statistiques sur le site de l’INSEE.

Etude de concurrence

L’Ă©tude de concurrence va lister les concurrents dĂ©jĂ  prĂ©sents dans la mĂȘme zone gĂ©ographique ou dans le mĂȘme secteur d’activitĂ©. L’Ă©tude va Ă©galement permettre d’en connaitre un peu plus sur eux : leur positionnement, leur stratĂ©gie de communication, leurs forces et leurs faiblesses. Elle permettra aussi de rĂ©aliser Ă©ventuellement un benchmarking. Il s’agit d’une Ă©tude qui permet de dĂ©terminer les meilleurs pratiques et de s’en inspirer.

A noter qu’il va falloir distinguer les concurrents directs et les indirects :

  • Les concurrents directs sont tous les acteurs proposant une offre ou un service identique. Par exemple, un producteur de jus de poire va s’intĂ©resser Ă  tous les producteurs de jus de poire ;
  • Les concurrents indirects sont tous les acteurs qui proposent des produits de substitution. Pour reprendre le mĂȘme exemple, un producteur de jus de poire va s’intĂ©resser Ă  tous les producteurs de jus de fruits.

Il peut aussi ĂȘtre possible d’analyser les nouveaux entrants possibles.

Il faudra insister sur le fait que ces concurrents ne répondent pas correctement, ou de façon insuffisante, à la demande.

Produits et services

Le but de cette partie est de dĂ©crire les produits et/ou les services sans toutefois tomber dans l’Ă©cueil d’une description trop complexe et trop technique. Seront ainsi indiquĂ©s :

  • Les fonctionnalitĂ©s ;
  • Sa valeur ajoutĂ©e ;
  • Sa performance ;
  • Sa gamme ;
  • Le stade de dĂ©veloppement .

Présentation des choix juridiques

Seront prĂ©sentĂ©s les diffĂ©rents choix juridiques, notamment de la forme de la sociĂ©tĂ©. Il est possible de crĂ©er une entreprise (entreprise individuelle, EIRL, auto-entreprise) ou une sociĂ©tĂ© (EURL/SARL, SA, SASU/SAS, SNC…). Dans le premier cas, le patrimoine de l’entreprise sera confondu avec le patrimoine de l’entrepreneur. Dans le second cas, les deux seront distincts.

Ce choix aura notamment un impact sur l’imposition (impĂŽt sur le revenu ou impĂŽt sur les sociĂ©tĂ©s). Il faudra aussi dĂ©terminer la catĂ©gorie d’imposition en fonction de l’activitĂ© (BNC ou BIC), ainsi que le rĂ©gime (dĂ©claration contrĂŽlĂ©e, rĂ©gime micro, rĂ©gime rĂ©el normal ou rĂ©gime rĂ©el simplifiĂ©). Enfin, il faudra dĂ©terminer les choix en matiĂšre de TVA (franchise de TVA, rĂ©gime rĂ©el simplifiĂ© ou rĂ©gime rĂ©el normal).

Compte de résultat prévisionnel

Le compte de rĂ©sultat prĂ©visionnel va prĂ©senter, gĂ©nĂ©ralement sur 3 ans, les produits et les charges prĂ©visionnels. Il va permettre de dĂ©terminer le rĂ©sultat et donc la rentabilitĂ© de l’entreprise. Des ratios pourront ĂȘtre calculĂ©s Ă  partir des soldes intermĂ©diaires de gestion.

Un des ratios souvent calculĂ© Ă  partir du compte de rĂ©sultat est le point mort, aussi appelĂ© seuil de rentabilitĂ©. C’est le niveau de vente que l’entreprise doit atteindre afin d’ĂȘtre rentable, compte tenu de ses frais variables (achat de matiĂšre premiĂšre par exemple) et de ses frais fixes (paiement du loyer par exemple).

Produits

Il est possible, et souvent prĂ©fĂ©rable, de dĂ©tailler le chiffre d’affaires par localisation, nature des produits vendus, type des produits vendus…Les estimations de chiffre d’affaires devront ĂȘtre cohĂ©rentes avec les rĂ©sultats de l’Ă©tude de marchĂ© et de l’Ă©tude de concurrence.

On distingue les produits en trois types : produits d’exploitation, produits financiers et produits exceptionnels. GĂ©nĂ©ralement, dans le business plan, l’attention sera focalisĂ©e sur les produits d’exploitation mais il peut arriver que l’on ait des autres types de produits. C’est le cas par exemple si la trĂ©sorerie est excĂ©dentaire avec des produits financiers ou si l’entreprise vend une immobilisation, ce qui donnera lieu Ă  un produit exceptionnel.

Charges

Les charges sont toutes les dĂ©penses courantes, hors investissement, qui permettront d’atteindre les objectifs fixĂ©s, et donc le chiffre d’affaires. Il s’agit :

  • CoĂ»t d’achat des marchandises vendues : ce qui compte en charge ce sont les achats consommĂ©s et non les achats de l’exercice. Il faut donc rajouter la variation de stock ;
  • Consommations en provenance des tiers : fournitures, sous-traitance divers, Ă©lectricitĂ©, eau, dĂ©penses de publicitĂ©…;
  • Charges de personnel : salaires et charges sociales ;
  • ImpĂŽts et taxes (hors impĂŽt sur les bĂ©nĂ©fices) : CFE, CVAE, taxe sur les salaires, taxe sur les vĂ©hicules de sociĂ©tĂ©…;
  • Dotations aux amortissements : les amortissements vont permettre de constater la perte de valeur d’une immobilisation dans le temps. Les investissements sont ainsi inscrits au bilan, Ă  l’actif, comme Ă©lĂ©ment du patrimoine. Les immobilisations constituent une charge Ă©talĂ©e dans le temps.

Bilan prévisionnel

Le bilan prĂ©visionnel est aussi rĂ©alisĂ© sur 3 ans. Il prĂ©sente Ă  chaque fin d’annĂ©e l’actif et le passif de l’entreprise, c’est Ă  dire ce que l’entreprise possĂšde et ce que l’entreprise doit.

Plan de financement initial

Le plan de financement initial indique toutes les ressources et les besoins nĂ©cessaires au dĂ©marrage de l’activitĂ©.

Les ressources sont :

  • Le capital (apports en nature ou en numĂ©raire des associĂ©s) ;
  • Le compte courant d’associĂ© ;
  • Les aides et les subventions ;
  • Le prĂȘt bancaire.

Les besoins sont :

  • Les frais d’Ă©tablissement ;
  • Les immobilisations ;
  • Le stock ;
  • Le besoin en fonds de roulement.

Il est Ă©galement possible d’y inclure un plan de financement Ă  3 ou 5 ans. Ce document permettra de connaitre le niveau d’endettement et la capacitĂ© de remboursement Ă  moyen terme.

Il doit permettre de dĂ©montrer d’une connaissance prĂ©cise des besoins nĂ©cessaires Ă  la rĂ©alisation des objectifs.

Plan de trésorerie

Le plan de trésorerie fait apparaßtre tous les mois durant la premiÚre année les encaissements et les décaissements. Ils diffÚrent des revenus et des dépenses de deux façons.

Tout d’abord, quand on parle de trĂ©sorerie, les montants sont taxes comprises, alors qu’ils ne le sont pas dans le compte de rĂ©sultat. De plus, un revenu n’est pas encaissĂ© au moment oĂč il est facturĂ©. De mĂȘme, une charge n’est pas payĂ©e au moment oĂč elle est enregistrĂ©e en comptabilitĂ©. Il faudra donc bien nĂ©gocier les dĂ©lais de rĂšglement des clients et des fournisseurs.

Attention Ă  bien anticiper l’effet “retard des ventes” : il peut en effet se passer une pĂ©riode assez longue entre le dĂ©but de l’activitĂ© et l’encaissement des premiĂšres ventes.

En cas de dĂ©sĂ©quilibre entre encaissements et dĂ©caissements, l’entreprise devra trouver des solutions pour dĂ©caler les dĂ©caissements et avancer les encaissements.

CAF et BFR prévisionnels

La capacitĂ© d’autofinancement et le besoin en fonds de roulement sont des ratios calculĂ©s Ă  partir du compte de rĂ©sultat et du bilan. Le BFR est  la capacitĂ© Ă  gĂ©nĂ©rer ou le besoin d’une entreprise de ressources Ă  court terme. Il repose sur 3 Ă©lĂ©ments : le stock, le dĂ©lai de paiement des fournisseurs et le dĂ©lai de paiement des clients.

La CAF reprĂ©sente les ressources dĂ©gagĂ©es par l’entreprise et lui permettant de faire face aux besoins de financement.

Demande de financement

Le demande de financement comporte :

  • Le montant et l’objet de la demande de financement : il faut ĂȘtre en mesure d’expliquer ce que le prĂȘt financera. Pour respecter l’Ă©quilibre besoins et ressources de financement sur le long terme, il est prĂ©fĂ©rable que la demande porte sur une immobilisation et non sur le financement du BFR initial et du stock de dĂ©part. Il pourra ĂȘtre utile de joindre des devis en annexe ;
  • Les garanties proposĂ©es : les banques sont plus Ă  mĂȘme d’accorder un prĂȘt quand elles ont des garanties. Vous pouvez ici prĂ©senter ce que vous proposez : caution personnelle, par un organisme de cautionnement, garantie octroyĂ©e par un organisme tiers, nantissement du fonds de commerce…

Les options de sortie

Cette partie s’adresse aux associĂ©s ou actionnaires possibles de l’entreprise (business angels, sociĂ©tĂ©s de capital-risque, investisseurs lors des levĂ©es de fonds…). Il s’agit de donner aux actionnaires une idĂ©e du mode de sortie :

  • Introduction en bourse
  • Rachat par les actionnaires

Les actionnaires seront intĂ©ressĂ©s par la plus-value créée par l’entrepreneur par rapport au prix versĂ© pour entrer dans le capital.

Conclusion

La conclusion du BP va indiquer les informations que le crĂ©ateur juge utile d’indiquer s’il ne l’a pas dĂ©jĂ  fait ou les informations qu’il considĂšre importantes de rappeler.

Les annexes

Des annexes pourront ĂȘtre ajoutĂ©es :

  • Articles ;
  • Entretiens, tĂ©moignages ;
  • Lettre d’intention d’un gros client ;
  • Contrats significatifs ;
  • Etude de marchĂ© ;
  • Liste des produits Ă  acheter et devis des fournisseurs ;
  • Prototypes ;
  • Maquettes de site Internet ;
  • Documents concernant les marques et les brevets ;
  • CV des dirigeants…

Mais attention, il ne faut pas tout insĂ©rer non plus. Seuls les documents permettant d’illustrer des informations dĂ©jĂ  prĂ©cisĂ©es auront leur place.

Il est aussi possible d’y inclure d’autres tableaux financiers comme :

  • Le tableau des hypothĂšses ;
  • Les prĂ©visions de chiffre d’affaires ;
  • Les charges de personnel ;
  • Le dĂ©tail des frais fixes.

Quels conseils pour réaliser un business plan ?

Il est intĂ©ressant de rĂ©aliser plusieurs scĂ©narios et d’expliquer les diffĂ©rentes hypothĂšses, le but Ă©tant de ne pas rĂ©aliser un business plan sur des postulats trop optimistes. Connaitre les principaux ratios du secteur et s’assurer que les ratios de l’entreprise soient cohĂ©rents est donc essentiel. Il ne faut pas sur estimer les revenus de l’entreprise tant au niveau du montant que du dĂ©lai d’encaissement.

A noter que le BP peut ĂȘtre rĂ©alisĂ© par un professionnel si l’entrepreneur ne dispose pas du temps et des compĂ©tences pour le rĂ©aliser, mais ce dernier devra le connaĂźtre sur le bout des doigts.

Au niveau de la forme, le BP devra tenir en une trentaine de pages avec deux parties biens distinctes : le descriptif de l’entreprise et la prĂ©sentation chiffrĂ©e de l’activitĂ©.

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4 rĂ©flexions au sujet de “Tout savoir sur le business plan”

  1. Bonjour,
    Est ce que vous pouvez m aidé ?
    J’ai le projet de crĂ©e une laverie automatique.
    Pour monté mon dossier, j ai besoin de connaßtre les charges mensuelles ou annuelle d une petite laverie.

    Merci d avance.
    Mme Aurelia Mauny

    Répondre
  2. Bonjour,
    J’aimerais ouvrir un restaurant et mon banquier me demande un business plan.
    Je pense que je pourrais m’en sortir pour le rĂ©diger (toute la partie blabla) mais j’ai un peu plus de mal avec les chiffres, surtout s’il me pose plein de questions dessus pendant le rendez-vous
    Comment puis-je le créer? Faut-il un logiciel?
    Merci de votre aide

    Répondre
    • Bonjour,
      L’utilisation d’un logiciel spĂ©cifique n’est pas requis pour crĂ©er un business plan.
      Vous pouvez par exemple passer par un tableau, comme excel, qui permettra de faire les calculs automatiquement, notamment en ce qui concerne les ratios. Vous pouvez rechercher des modĂšles directement sur Internet, il en existe des tas.
      Bon courage, et surtout bonne chance dans votre projet.

      Répondre

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