Les soldes intermédiaires de gestion

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Les soldes intermédiaires de gestion (SIG) permettent de déterminer la façon dont le résultat est construit à partir du compte de résultat. Les principaux SIG sont la marge commerciale, la valeur ajoutée, l’excédent brut d’exploitation, le résultat courant avant impôt et le résultat de l’exercice. On peut aussi décomposer le résultat en plusieurs « sous-résultats » : le résultat d’exploitation, le résultat exceptionnel et le résultat financier.

Le tableau des soldes intermédiaires de gestion

Le tableau des SIG se présente de la façon suivante :

Vente de marchandises
Coût d’achat des marchandises vendues
= Marge commerciale
+ Production vendue
+ Production immobilisée
+ / – Production stockée
– Consommations en provenance de tiers (compte 60 autre que marchandises, 61 et 62)
= Valeur ajoutée
+ Subventions d’exploitation
– Charges de personnel
– Impôts et taxes
= Excédent brut d’exploitation
+ / – Autres charges et produits d’exploitation
– Dotations aux amortissements et aux provisions
+ Transferts de charges d’exploitation
+ Reprises sur amortissements et provisions d’exploitation
= Résultat d’exploitation
+ Produits financiers
– Charges financières
= Résultat courant avant impôt
+ Produits exceptionnels
– Charges exceptionnelles
– Participation des salariés
– Impôt sur les sociétés
= Résultat de l’exercice

Analyser les soldes intermédiaires de gestion

Il est utile d’analyser le ou les bons soldes intermédiaires de gestion en fonction de ce que l’entreprise souhaite savoir. Par exemple, le résultat de l’exercice permettra d’avoir une vision d’ensemble. L’EBE permettra de connaitre le résultat sans être impacté par la politique de financement, les événements exceptionnels et les choix comptables.

On calcule également les SIG en pourcentage du chiffre d’affaires, ce qui permet de pourvoir établir des comparaisons. Elles sont ainsi réalisées avec les entreprises du même secteur ou avec les années antérieures.

La marge commerciale, premier des soldes intermédiaires de gestion

Son calcul est : ventes de marchandises – coût d’achat des marchandises vendues.

Le coût d’achat des marchandises vendues est égal aux achats de marchandises + (stock initial – stock final). En effet, en comptabilité, il faudra prendre en compte les marchandises achetées et utilisées. Les marchandises qui restent en stock sont comptabilisées dans le bilan, et non dans le compte de résultat. Ce coût d’achat des marchandises vendues inclus aussi les frais accessoires d’achats de marchandises moins les 3R (remises, rabais, ristournes).

La marge commerciale permet de connaitre le bénéfice tiré de l’activité. A noter qu’elle concerne les entreprises de négoce. On parle de marge de production pour les entreprises de production. Le calcul est dans ce cas : production de l’exercice – coût de production des produits vendus. Pour les entreprises de services, le calcul est : prestations de l’exercice – coût de la réalisation de la prestation.

La valeur ajoutée

Son calcul est :  marge commerciale + production de l’exercice – consommations en provenance de tiers.

La valeur ajoutée mesure la richesse créée par l’entreprise. Elle est ensuite répartie entre toutes ses parties prenantes : salariés, actionnaires, banques et état.

L’excédent brut d’exploitation (EBE)

Son calcul est : valeur ajoutée + subventions d’exploitation – charges de personnel – impôts et taxes.

L’excédent brut d’exploitation permet de mesurer le résultat de l’entreprise sans tenir compte de la politique d’investissement de l’entreprise (vu à travers les amortissements et les provisions) ainsi que la politique de financement (vu à travers le résultat financier) et les événements exceptionnels (vus à travers le résultat exceptionnel).

Le résultat d’exploitation

Son calcul est : EBE + autres produits d’exploitation – autres charges d’exploitation – dotations aux amortissements et aux provisions + transferts de charges d’exploitation + reprises sur amortissements et provisions d’exploitation.

Il peut aussi être calculé en faisant la différence entre les produits d’exploitation et les charges d’exploitation.

Le résultat d’exploitation permet de connaitre le résultat de l’entreprise sans prendre en compte le résultat exceptionnel et le résultat financier. En d’autres termes, son calcul permet de connaitre le résultat dégagé uniquement lié à la réalisation de son activité. Les considérations financières (paiement des intérêts en cas de prêt, perte ou gain de change…) et tous les événements exceptionnels sont exclus du résultat.

Le résultat financier

Son calcul est : produits financiers – charges financières.

Le résultat financier est le reflet de la situation financière de l’entreprise et de ses politiques en matière de financement.

Les charges financières sont principalement constituées des intérêts d’emprunt, auprès d’un établissement bancaire et éventuellement auprès des associés – via le compte courant d’associés, des escomptes accordés, des pertes de change et des pertes sur les VMP lors de leur revente.

Les produits financiers sont plus rares que les charges financières. Ils sont principalement constitués de :

  • Produits de participation et d’autres immobilisations financières ;
  • Revenus des créances commerciales (par exemple un client qui paye des pénalités de retard) ;
  • Escomptes obtenus ;
  • Gains de change ;
  • Gains sur les VMP lors de leur revente.

Le résultat courant avant impôt

Son calcul est : résultat d’exploitation + produits financiers – charges financières.

Il permet de mesurer le résultat de l’entreprise issu de son activité mais aussi de sa politique financière.

Le résultat exceptionnel

Son calcul est : produits exceptionnels – charges exceptionnelles.

Le calcul du résultat exceptionnel permet d’exclure tous les événements qui n’ont pas de lien direct avec l’activité. Son analyse peut également être intéressante puisqu’elle peut permettre de détecter une éventuelle politique de désinvestissement (vente d’immobilisations).

Les produits exceptionnels sont principalement les pénalités reçues, les produits de cessions d’éléments d’actifs ainsi que les quote-parts de subventions d’investissement virées au résultat.

Les charges exceptionnelles sont principalement constituées des pénalités, des dons sans lien avec l’exploitation et des rappels d’impôts.

Le résultat de l’exercice, dernier des soldes intermédiaires de gestion

Son calcul est : résultat courant avant impôt + produits exceptionnels – charges exceptionnelles – participation des salariés – impôt sur les sociétés.

Il peut aussi être calculé en faisant la différence entre tous les produits de l’entreprise et toutes ses charges ou en additionnant le résultat d’exploitation, le résultat financier et le résultat exceptionnel.

Il montre la valeur (ou la perte) nette dégagée par l’entreprise sur la période. Le résultat, s’il est positif, est ensuite réparti entre les dividendes aux actionnaires et l’investissement dans l’entreprise (report à nouveau et mise en réserves).

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