Devenir sage-femme en libéral

DerniĂšre mise Ă  jour le 11 novembre 2020

Vous souhaitez prendre votre indĂ©pendance et devenir sage-femme en libĂ©ral mais vous ne savez pas trop par oĂč pour vous y prendre pour crĂ©er votre activitĂ©. Quelle forme juridique choisir ? Quelles formalitĂ©s doivent ĂȘtre rĂ©alisĂ©es ? OĂč s’installer et comment se faire connaitre ? Autant de questions auxquelles vous trouverez les rĂ©ponses ci-dessous.

Contacter l’ordre des sages-femmes du dĂ©partement avant de devenir sage-femme en libĂ©ral

Une des premiĂšres choses Ă  faire est de contacter l’ordre des sages-femmes du dĂ©partement dans lequel on souhaite s’implanter. Il faudra y faire enregistrer le diplĂŽme et obtenir une attestation d’inscription oĂč figure le numĂ©ro RPPS (rĂ©pertoire partagĂ© des professionnels de santĂ©) et le lieu d’exercice. C’est Ă©galement l’ordre qui fera le nĂ©cessaire pour que vous obteniez la carte de professionnel de santĂ©.

Choisir la forme juridique idéale pour devenir sage-femme en libéral

Presque toutes les formes juridiques sont possibles pour devenir sage-femme en libĂ©ral sauf celui d’auto-entrepreneur. Il est ainsi possible d’ĂȘtre en entreprise individuelle avec l’inconvĂ©nient majeur d’une non sĂ©paration entre le patrimoine personnel et le patrimoine professionnel. Pour pallier Ă  cet inconvĂ©nient, il est possible de choisir d’ĂȘtre en EIRL (entreprise individuelle Ă  responsabilitĂ© limitĂ©e).

Parmi les formes juridiques particuliĂšrement utilisĂ©es chez les professions mĂ©dicales on trouve les SEL, sociĂ©tĂ© d’exercice libĂ©ral avec la possibilitĂ© d’ĂȘtre l’unique associĂ© (SELARL unipersonnelle) ou non (SELARL, SELAFA, SELAS
). Afin de partager certains coĂ»ts fixes (secrĂ©taire, local, matĂ©riel), il est possible de crĂ©er une SCM (sociĂ©tĂ© civile de moyens) ou une SCP (sociĂ©tĂ© civile professionnelle).

Les formalitĂ©s de crĂ©ation dĂ©pendront de la forme choisie. Elles diffĂšrent assez entre entreprise et sociĂ©tĂ©. Dans le premier cas, l’entreprise est liĂ©e Ă  l’entrepreneur. Les deux ne forment qu’un sur le plan juridique. Dans le second cas, la sociĂ©tĂ© a une personnalitĂ© morale propre.

Dans le cas d’une sociĂ©tĂ© comme une SEL, une SCM ou un SCP, il faudra :

  • RĂ©diger les statuts ;
  • Publier un avis de constitution dans un journal d’annonces lĂ©gales ;
  • Ouvrir un compte bancaire et y dĂ©poser le capital social ;
  • Remplir les diffĂ©rents documents rĂ©cupĂ©rĂ©s au CFE (centre de formalitĂ© des entreprises) comme le formulaire d’enregistrement et joindre une attestation de non condamnation et de filiation ainsi qu’une photocopie de la carte d’identitĂ©.

Pour en savoir plus sur les formalités de création, voici les articles :

S’enregistrer auprĂšs des diffĂ©rents organismes

Il faudra s’enregistrer auprùs de :

  • La DDASS du dĂ©partement pour enregistrement du diplĂŽme, inscription au fichier ADELI et attribution d’un numĂ©ro ainsi que visa du bordereau carte professionnel de santé ;
  • La CPAM pour inscription au registre des professionnels de santĂ©, remise des feuilles de soins, signature de la convention
 ;
  • L’URSSAF pour le recouvrement des cotisations sociales et la CARCDSF pour le recouvrement des cotisations retraite ;
  • Le centre de formalitĂ© des entreprises pour l’enregistrement de la sociĂ©tĂ©.

Les autres démarches pour devenir sage-femme en libéral

Parmi les autres démarches à réaliser pour devenir sage-femme en libéral, il faut :

  • Choisir un local et l’amĂ©nager. Le local doit se trouver dans un endroit facile d’accĂšs et ĂȘtre suffisamment spacieux pour pouvoir accueillir plusieurs patientes pour les cours de prĂ©paration Ă  l’accouchement. Il doit aussi comprendre un petit espace sĂ©parĂ© du reste, au moins par un rideau, pour les consultations. Enfin, il doit permettre de ranger facilement les poussettes pour les mamans qui viennent avec leurs nouveaux-nĂ©s ;
  • Trouver des patients. Pour cela, le plus simple est de racheter un cabinet dĂ©jĂ  existant et sa patientĂšle, d’une sage-femme partant Ă  la retraite par exemple. Il faut aussi se faire connaitre auprĂšs des prescripteurs comme les gynĂ©cologues ou les hĂŽpitaux qui sont souvent obligĂ©s de refuser de nouvelles futures mamans aux cours de prĂ©paration Ă  l’accouchement par manque de place ;
  • Souscrire Ă  une assurance responsabilitĂ© civile professionnelle ;
  • En cas d’entreprise ou de sociĂ©tĂ© Ă  l’impĂŽt sur le revenu, adhĂ©rer Ă  un centre de gestion agrĂ©e ou Ă  une association de gestion agréée afin de ne pas ĂȘtre majorĂ© de 25% Ă  l’impĂŽt sur le revenu.
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