Gérer un cabinet médical

Il n’est pas toujours aisé de gérer un cabinet médical surtout lorsqu’on est plongé dans le quotidien des consultations. Entre choisir le bon régime fiscal et social et respecter les règles associées, prendre les assurances adéquates, tout en s’acquittant des frais de fonctionnement, le travail est parfois ardu. Voici quelques éléments clés pour bien gérer son cabinet médical. 

Le régime fiscal à choisir pour gérer son cabinet médical

Les professions libérales sont imposées sur leur résultat dans la catégorie des BNC (bénéfices non commerciaux). En fonction de leurs revenus, ils dépendent soit du régime micro BNC soit du régime de la déclaration contrôlée :

  • Le régime micro BNC concerne les entreprises réalisant un chiffre d’affaires inférieur à 32 900€. Le résultat est ici calculé en appliquant un pourcentage de charges sur le chiffre d’affaires ;
  • Le régime de la déclaration contrôlée concerne les entreprises réalisant un chiffre d’affaires supérieur à 32 900€. Le résultat est ici calculé en déduisant les charges réelles du chiffre d’affaires.

Le régime social

Les professions médicales cotisent à l’URSAAF ainsi qu’à la CNAVPL (caisse nationale d’assurance vieillesse des professions libérales) qui se décompose en plusieurs caisses en fonction de la profession :

  • Médecins : CARMF ;
  • Sages-femmes et chirurgiens-dentistes : CARCDSF ;
  • Pharmaciens : CAVP ;
  • Infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes, pédicures-podologues, orthophonistes et orthoptistes : CARPIMKO.

Les assurances à souscrire pour gérer un cabinet médical

Il est obligatoire d’avoir une assurance responsabilité professionnelle quand on gère un cabinet médical. D’autres assurances peuvent également être souscrites :

Les frais de fonctionnement du cabinet médical

Les frais de fonctionnement d’un cabinet médical sont assez élevés. Il faut ainsi compter des frais moyens de 50% à 75% du chiffre d’affaires. Parmi les dépenses, on peut citer :

  • Le loyer et les charges locatives ;
  • Les impôts (impôt sur les bénéfices, CET…) ;
  • Les cotisations sociales (URSSAF, caisse de retraite…) ;
  • Les assurances (responsabilité civile professionnelle, éventuellement assurance complémentaire retraite, prévoyance, décès…) ;
  • Éventuellement les charges de personnel (secrétaire, entretien/ménage…)

A noter que ces charges peuvent être partagées en cas d’exercice de la profession à plusieurs (société civile de moyens, société d’exercice libérale…)

Les qualités pour travailler en libéral

Il est essentiel, quand on souhaite s’installer à son compte en profession libérale d’avoir des qualités relationnelles et d’aimer être en contact avec les patients.

Il faut aussi avoir des qualités d’organisation et de rigueur : prendre les rendez-vous dans les temps et connaitre les règles de gestion sont des facteurs clés de succès.

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