DerniĂšre mise Ă jour le 8 octobre 2020
La sanction disciplinaire est une mesure prise contre le salariĂ© qui a un agissement fautif. Elle peut par exemple ĂȘtre utilisĂ©e si le salariĂ© refuse d’obĂ©ir Ă un ordre ou s’il a un comportement violent. Il existe donc toute une panoplie de sanctions disciplinaires qui va du simple avertissement Ă la rĂ©trogradation. Sa mise en place doit donc suivre une procĂ©dure spĂ©cifique et peut mener dans des cas extrĂȘmes jusquâau licenciement.
Quâest ce quâune sanction disciplinaire ?
Une sanction disciplinaire peut se caractériser de différentes façons :
- Avertissement, blĂąme, rappel au rĂšglement et toutes autres sanctions morales Ă©crites. Il s’agit simplement pour l’employeur de notifier par Ă©crit les griefs retenus contre le salariĂ©. Ils n’ont pas de consĂ©quences directes sur la prĂ©sence du salariĂ© dans l’entreprise mais figurent toutefois dans son dossier ;
- Mise Ă pied : le contrat de travail du salariĂ© est alors temporairement suspendu, ainsi que sa rĂ©munĂ©ration. Il ne s’agit pas ici de mise Ă pied conservatoire qui suspend le contrat de travail du salariĂ© jusqu’au licenciement dans le cas d’une faute grave ou lourde ;
- Mutation : le salarié change de poste ;
- Rétrogradation : le salarié change de poste tout en perdant en responsabilité ;
- Refus d’avancement : le salariĂ© conserve le poste qu’il a actuellement alors que sa situation lui aurait donnĂ© droit Ă un autre poste ;
- Licenciement pour faute sĂ©rieuse, grave ou lourde. Concernant cette derniĂšre sanction, il faut savoir que la loi de dĂ©finit pas ce qu’est une faute. Elle est donc assez subjective et laissĂ©e au bon vouloir de l’employeur. Toutefois, la jurisprudence permet d’en savoir un peu plus, notamment sur l’Ă©chelle des fautes.
Pour les entreprises de plus de 20 salariés, les sanctions disciplinaires sont définies dans le rÚglement intérieur.
Qu’est ce qu’une sanction disciplinaire n’est pas?
Une sanction disciplinaire ne peut pas ĂȘtre :
- Une mise au placard, qui consiste Ă ne donner aucun travail Ă son salariĂ©. Dans ce cas, l’employeur est en tord et son attitude constitue une faute ;
- Une sanction financiĂšre.
Le salariĂ© ne peut en aucun cas ĂȘtre sanctionnĂ© pour les situations suivantes :
- Discrimination ;
- HarcĂšlement ;
- Exercice du droit de retrait ;
- Exercice du droit de grĂšve.
Quand utiliser la sanction disciplinaire ?
Elle est utilisĂ©e lorsque lâemployĂ© a un comportement considĂ©rĂ© comme fautif, comme :
- Un refus dâobĂ©ir Ă un ordre de lâemployeur ;
- Le nom respect du rÚglement intérieur ;
- Un comportement violent : menaces, injures voire harcÚlement ;
- Le nom respect de lâobligation de loyauté ;
- Les erreurs dans lâexĂ©cution du travail.
Il revient bien entendu Ă l’employeur d’appliquer une sanction proportionnĂ©e Ă l’acte commis. Si le salariĂ© estime que la situation ne mĂ©ritait pas la sanction qu’il a reçue, il pourra plaider sa cause auprĂšs du tribunal des Prud’hommes.
Quelle est la procédure pour la mettre en place ?
Attention, elle ne peut sanctionner plusieurs fois la mĂȘme faute et doit ĂȘtre mise en place dans les deux mois suivants la connaissance de la faute.
Afin de notifier la sanction disciplinaire, autre que lâavertissement, lâemployeur doit convoquer le salariĂ© Ă un entretien prĂ©alable en notifiant quâil peut se faire accompagner par un autre salariĂ© de lâentreprise de son choix.
Lors de lâentretien, lâemployeur explique au salariĂ© les faits qui lui sont reprochĂ©s.
A lâissu de cet entretien, il envoie au salariĂ© une lettre prĂ©cisant la nature de la sanction et les raisons. Cette lettre doit ĂȘtre envoyĂ©e au plus tĂŽt le lendemain de la convocation et au plus tard un mois aprĂšs.
Si l’employeur dĂ©cide de licencier le salariĂ© en raison de la faute qu’il a commise, il devra suivre la procĂ©dure qui s’applique.