DerniĂšre mise Ă jour le 18 octobre 2020
Devenir chauffeur de taxi est un mĂ©tier rĂ©glementĂ©. Il faut ainsi respecter de nombreuses conditions afin dâexercer la profession : conditions dâhonorabilitĂ©, obtention de la capacitĂ© professionnelle, rachat dâune licence…Il faudra Ă©galement crĂ©er une structure juridique comme pour n’importe quelle sociĂ©tĂ©.
Les conditions à respecter pour devenir chauffeur de taxi en indépendant
Afin de devenir chauffeur de taxi, le chauffeur doit :
- Respecter des conditions dâhonorabilitĂ© c’est-Ă -dire ne pas avoir Ă©tĂ© condamnĂ© Ă un dĂ©lit comme le vol, lâescroquerie, la conduite sans permis ou dâautres dĂ©lits entraĂźnant un retrait de 6 points (ivresse au volant, excĂšs de vitesse de plus de 50 kms) âŠ. Le bulletin n°2 du casier judiciaire doit ĂȘtre vierge ;
- Etre titulaire du permis B depuis au moins 2 ans;
- Avoir été déclaré apte par la médecine du travail ;
- Avoir obtenu un diplÎme prévention et secours civiques.
A noter que lâexercice dâune activitĂ© de chauffeur de taxi nâest pas compatible avec celle de chauffeur VTC. Les deux activitĂ©s se diffĂ©rencient en ce que le chauffeur VTC doit prendre des clients ayant dĂ©jĂ effectuĂ© une rĂ©servation. Il ne peut pas prendre un client dans la rue ou attendre de potentiels clients Ă proximitĂ© des aĂ©roports ou des gares.
L’obtention de la capacitĂ© professionnelle
Afin de devenir chauffeur de taxi en indĂ©pendant, il est nĂ©cessaire dâobtenir la capacitĂ© professionnelle du conducteur de taxi (CCPCT). Ce diplĂŽme sâobtient aprĂšs le passage dâun examen comprenant plusieurs Ă©preuves.
Il est ainsi composé des épreuves suivantes :
- Français ;
- Anglais ;
- Réglementation de la profession de taxi en particulier et plus généralement des transports de personnes ;
- Notions de gestion et comptabilité ;
- Sécurité routiÚre ;
- Conduite et comportement ;
- Connaissance du territoire et de la réglementation locale.
Les sessions sont organisĂ©es par la prĂ©fecture avec plusieurs sessions dans l’annĂ©e. Il faut s’y inscrire Ă l’avance, sur le site Internet ou sur place.
En cas de succĂšs Ă l’examen, il est dĂ©livrĂ© au candidat une carte professionnelle dans les 3 mois. Elle mentionne le ou les dĂ©partements dans le(s)quel(s) le titulaire de la carte peut exercer son activitĂ©.
Il est recommandĂ© de rĂ©aliser une formation d’une centaine d’heures dont le coĂ»t sâĂ©lĂšve approximativement Ă 2000âŹ. Toutefois, cette formation peut ĂȘtre prise en charge par PĂŽle Emploi pour les demandeurs d’emploi ou dans le cadre du CPF (compte personne de formation).
A noter quâil est ensuite nĂ©cessaire de faire un stage de formation continue tous les 5 ans.
Le rachat de la licence
Afin dâexercer le mĂ©tier de chauffeur de taxi en indĂ©pendant, si toutes les conditions prĂ©cĂ©dentes sont remplies, il faut obtenir une licence, appelĂ©e officiellement “l’autorisation de stationner ou ADS”. Il est possible de :
- Lâobtenir gratuitement auprĂšs de la mairie (ou du prĂ©fet pour une installation Ă Paris) mais lâattente est trĂšs longue. Il faut alors s’inscrire sur une liste d’attente et renouveler sa demande tous les ans ;
- Racheter une licence dĂ©livrĂ©e avant le 1er octobre 2014 auprĂšs dâun autre titulaire. Le coĂ»t est toutefois trĂšs Ă©levĂ© (entre 100 000⏠et 200 000âŹ). Le rachat se fait auprĂšs de chauffeurs qui cessent leur activitĂ©. Dans les faits, il s’agit souvent de personnes dĂ©sirant prendre leur retraire. La revente leur permet alors de complĂ©ter leur revenus.
Etre propriétaire de la licence permet de devenir artisan et de conduire son propre véhicule. Il est également possible de louer la licence mais dans ce cas les gains mensuels sont plus faibles car il faut payer la location.
La création de la structure juridique, derniÚre étape avant de devenir chauffeur de taxi
Comme pour toutes les activitĂ©s rĂ©alisĂ©es en indĂ©pendant, il est nĂ©cessaire de crĂ©er sa structure juridique (entreprise individuelle, EIRL, EURL, SARL, SAâŠ).
Le choix de la forme juridique
Le choix dĂ©pend notamment de la protection souhaitĂ©e par lâentrepreneur (le patrimoine personnel et le patrimoine professionnel sont confondus dans le cas dâune entreprise individuelle) et de la dimension de la sociĂ©tĂ© (volontĂ© de sâassocier ou nonâŠ).
Ainsi, en entreprise individuelle, il n’y a pas de sĂ©paration entre patrimoine privĂ© et patrimoine professionnel. Autre inconvĂ©nient : l’impossibilitĂ© de choisir son rĂ©gime d’imposition qui est obligatoirement Ă l’impĂŽt sur le revenu.
Si le crĂ©ateur opte pour une sociĂ©tĂ©, il aura le choix entre SNC, EURL ou SARL et SAS ou SASU. Il est possible d’ouvrir en SA mais l’inconvĂ©nient majeur est le capital minimum requis : 37 000âŹ. En SNC, les associĂ©s sont responsables indĂ©finiment et solidairement des dettes de l’entreprise. Ce n’est pas le cas en EURL/SARL et en SAS ou SASU. C’est pourquoi il s’agit des formes les plus souvent utilisĂ©es.
Les formalités de création
Les formalitĂ©s de crĂ©ation sont Ă quelques choses prĂšs les mĂȘmes pour une SARL/EURL et pour une SAS/SASU :
- Rédiger des statuts, acte constitutif de la société définissant les rÚgles de la société ;
- Publier un avis de constitution dans un JAL (journal dâannonces lĂ©gales), permettant d’informer les tiers que la sociĂ©tĂ© est créée ;
- Ouvrir un compte en banque et y déposer le capital ;
- Compléter le formulaire M0 ainsi que le formulaire TNS pour les personnes qui sont travailleurs non salariés ;
- Choisir un nom de société ;
- Choisir le rĂ©gime de TVA et le rĂ©gime d’imposition ;
- RĂ©diger un acte de nomination de la premiĂšre gĂ©rance (ou prĂ©sidence) afin d’Ă©viter de le nommer dans les statuts et de devoir les modifier Ă chaque changement de dirigeant ;
- Rédiger un acte de non condamnation et de filiation ;
- Remplir la liste des souscripteurs dâactions dans le cas d’une SAS ou d’une SASU ;
- Remplir le registre des bénéficiaires effectifs ;
- Ăventuellement Ă©tablir un Ă©tat des actes accomplis pour le compte de la sociĂ©tĂ© en formation ;
- Souscrire une assurance ;
- DĂ©poser le dossier au centre de formalitĂ© des entreprises.Â
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