Réduire les frais bancaires d’une entreprise

Les frais bancaires peuvent être importants pour une entreprise si elle a des problèmes de gestion financière. En effet, plus elle sera en risque, plus la banque aura tendance à répercuter ce risque en augmentant les frais bancaires notamment si l’entreprise contracte un prêt. C’est pourquoi, il est important de bien choisir sa banque à la création de l’entreprise, d’autant plus que de nombreux dirigeants peuvent être frileux à l’idée de changer de banque une fois la société déjà lancée. De plus, une mauvaise gestion financière entraîne souvent des découverts que la banque fait payer à l’entreprise via des agios et des frais de commission d’intervention. Voici donc comment réduire les frais bancaires d’une entreprise…

Le montant moyen des frais bancaires

Les frais bancaires dépendent de la taille de l’entreprise, de son secteur d’activité et de la structure juridique.

Pour commencer, il faut savoir que toutes les entreprises n’ont pas l’obligation d’avoir un compte bancaire professionnel. C’est notamment le cas des auto-entreprises qui doivent juste avoir un compte bancaire dédié à leur activité si le montant du chiffre d’affaires annuel est supérieur à 5000€.

Ensuite, il existe de nombreuses banques proposant différents services. Depuis plusieurs années, des nouveaux acteurs, que l’on appelle néo-banques, ont fait leur entrée sur le marché. Cassant les prix par rapport aux acteurs historiques, ils sont uniquement en ligne. Les frais sont réduits au maximum par rapport à des banques avec guichets physiques. Ainsi, les tarifs commencent à 9€ HT par mois pour les freelances, avec des services limités mais suffisant pour un consultant ayant un encaissement par mois et des décaissements limités.

Sinon, le coût moyen des frais bancaires pour les petites entreprises s’élève à une trentaine d’euros par mois.

Réduire les frais bancaires d’une entreprise en s’attaquant aux intérêts bancaires

Lorsque l’entreprise souhaite contracter un prêt, elle doit comparer plusieurs banques afin de savoir les conditions de prêt qu’elles proposent et notamment les intérêts bancaires qu’elles pratiquent.

Plus la banque considérera que l’entreprise est risquée, plus elle pratiquera des taux d’intérêts élevés. C’est le cas si :

  • Le montant emprunté est relativement élevé ;
  • Les apports de l’entreprise sont assez faibles ;
  • L’entreprise n’a pas encore lancé son activité et est en phase de création ;
  • Le business plan présenté montre une capacité d’autofinancement (CAF) faible et qui fait état de difficultés pour rembourser son emprunt.

C’est pourquoi, il est essentiel de bien construire le business plan. C’est en effet sur cette base que le banquier décidera ou non d’octroyer le prêt bancaire. Il comprend :

  • Un compte de résultat prévisionnel : il fera apparaître le résultat de l’entreprise en déduisant les charges de ses produits ;
  • Un plan de financement initial : il montrera les ressources et les besoins de financement initiaux ;
  • Un bilan prévisionnel : il montrera le patrimoine de l’entreprise à la fin des premières années avec d’un côté ce que l’entreprise possède et de l’autre ce qu’elle doit ;
  • Un tableau de trésorerie prévisionnel : il montrera mois par mois la trésorerie de l’entreprise avec d’un côté ses encaissements et de l’autre ses décaissements.

De plus, afin de limiter l’endettement et les intérêts bancaires, il est possible d’accroître ses apports et de solliciter des aides :

  • Love Money (faire appel à l’argent des proches) ;
  • Concours à la création d’entreprise ;
  • Prêts d’honneur ;
  • Garantie bancaire

Réduire les frais bancaires d’une entreprise en s’attaquant aux agios et aux frais de commission d’intervention

Lorsque l’entreprise n’a pas une gestion financière saine, elle paye souvent des agios et des frais de commission d’intervention qui peuvent être élevés. Elle doit donc trouver des solutions afin de remédier à cette solution. La première chose à faire est de réaliser un tableau de trésorerie qui permettra de suivre tous les mois les encaissements et les décaissements. L’entreprise devra trouver des solutions quand le solde sera négatif (décaissements supérieurs aux encaissements) en :

  • Essayant de décaler certaines échéances en demandant aux fournisseurs d’accorder un délai supplémentaire ;
  • Repoussant un achat ou un investissement ;
  • Anticipant les rentrées d’argent avec les crédits de mobilisation de créances comme l’affacturage, le dailly ou l’ escompte…avec ces trois prestations, l’entreprise cède ses créances à un intermédiaire qui va les régler tout de suite, sans attendre la date de paiement indiquée sur le document (facture ou effet de commerce), moyennant une commission.

Les autres frais

Les autres frais bancaires sont principalement :

  • Les frais de gestion (tenue de compte) ;
  • Les frais de retrait, de prélèvement, de virement ;
  • L’accès à la plateforme internet avec le suivi des transactions ;
  • La mise à disposition d’une carte bancaire ;
  • La mise en place de l’agrégation bancaire, afin que les mouvements bancaires puissent être consultables sur d’autres sites ou plateformes comme par exemple l’expert-comptable.

A cela peut aussi s’ajouter la location d’un terminal de paiement électronique pour les commerçants.

Il existe des astuces afin de réduire ces frais comme :

  • Réaliser le maximum d’opérations en ligne afin d’éviter d’éventuels frais supplémentaires de gestion ;
  • Vérifier les relevés bancaires ;
  • Négocier, non seulement au moment de choisir sa banque mais aussi régulièrement. L’entreprise pourra notamment demander des remises en fonction de l’ancienneté dans la banque et du montant des frais payés annuellement. Il est également nécessaire, si l’entreprise en ressent le besoin, de négocier le montant du découvert autorisé.
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