L’apport en compte courant est une somme qu’un associé verse sur le compte bancaire de l’entreprise. Il fonctionne comme un « prêt » qu’un associé octroierait à l’entreprise. A ce titre, il peut récupérer cet argent et en obtenir des intérêts.

L’apport en compte courant : les modalités

Lorsqu’un associé prête de l’argent à la société ou accomplit un achat avec son propre argent pour la société (ça peut être le cas quand la société est dite en formation), une écriture est passée en comptabilité prouvant que la société à une dette vis à vis de l’actionnaire (la contrepartie du compte d’achat est le compte courant d’associé).

Une fois que la société a assez de trésorerie, elle rembourse l’associé. Elle peut même lui verser des intérêts selon les taux moyens pratiqués dans les banques.

Attention toutefois, la société ne peut pas lui verser des intérêts excessifs. Elle ne peut pas non plus lui rembourser plus que ce qu’il a prêté. Il s’agirait alors d’abus de bien social, passible de condamnation.

L’apport en compte courant : avantages et inconvénients

L’apport en compte courant présente l’avantage de ne pas être « bloqué », contrairement au capital. Ainsi, le capital est de l’argent qui appartient à l’entreprise. L’apport en compte courant reste la propriété de l’actionnaire.

L’apport en compte courant peut-être un bon compromis pour répondre aux besoins de financement de l’entreprise, l’associé se faisant rembourser quand l’entreprise dégage une trésorerie suffisante.

L’inconvénient est que si l’entreprise ne dégage jamais la trésorerie suffisante, l’associé ne se fait jamais rembourser l’argent qu’il a investi.

L’apport en compte courant
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