Les stocks dormants : comment les limiter ?

Chaque entreprise qui commerciale des produits, ou qui les fabrique, est confrontée à des problématiques de stockage. En effet, elles sont obligées de disposer d’un stock minimum de matières premières ou de produits finis afin de faire face à la demande. Mais quand celle-ci est mal estimée et/ou que l’entreprise commande ou fabrique en trop grande quantité, elle se retrouve avec des stocks dormants. Il existe toutefois des solutions pour les limiter, et pour les écouler si l’entreprise n’a pas pu les éviter.

Que sont les stocks dormants ?

Les stocks dormants sont des stocks qui ne se vendent pas. On dit aussi qu’ils ne « tournent pas ». On entend par là qu’ils restent dans l’entrepôt et que le délai de rotation des stocks est proche du néant. En cause :

  • Des produits obsolètes trop rapidement : mode qui change à chaque saison, nouvelle technologie sur le marché, modification de réglementation obligeant à se débarrasser des produits qui ne la respectent plus ;
  • Des produits périssables ;
  • Des phénomènes extérieurs : météo plus belle que prévue qui pousse à sortir rapidement les produits d’été et à remballer ceux d’hiver…

En quoi les stocks dormants sont un problème ?

Pire qu’un problème, les stocks dormants sont parfois un cauchemar pour l’entreprise. Ils représentent non seulement une perte mais également un coût.

Un coût, car le stockage coûte cher à l’entreprise. Ainsi, on estime qu’il existe quatre types de coûts relatifs au stockage :

  • Le coût d’acquisition : temps passer à chercher des fournisseurs, à estimer les besoins…
  • Le coût de passation de la commande : réaliser le bon de commande, recevoir les produits, les mettre en stock, saisir la facture en comptabilité… ;
  • Le coût de possession : coût de l’entrepôt et charges afférentes, charges de personnel, risques de perte, de casse ou de vol ;
  • Le coût de rupture : perte immédiate de chiffre d’affaires car la vente n’est pas réalisée mais aussi perte d’un client sur le long terme.

Au delà de ce coût, les stocks invendus sont une perte, puisqu’il a bien fallu fabriquer ou acheter les produits, et qu’il ne sera sans doute pas possible de les vendre. Les produits périssables finissent à la poubelle alors que les autres sont destockés ou détruits.

Comment éviter les stocks dormants ?

Estimer et anticiper les besoins

Afin de les éviter, il est nécessaire d’estimer au plus juste les besoins de l’entreprise. Elle doit déterminer avec le plus de précision possible ce que les clients consommeront. Il s’agit d’un exercice périlleux, certains produits étant commandés plusieurs semaines voire mois à l’avance, comme pour les jouets de noël.

Il faut donc connaître et anticiper les tendances. Pour cela, il peut être intéressant de bien analyser l’historique d’achat et de réaliser une veille concurrentielle et technologique permanente. Mais parfois, toutes les études possibles ne permettront pas de prévoir les aléas météorologiques ou les crises sanitaires.

Réduire les délais de commande et de fabrication

Bien entendu, plus les délais de fabrication et de commande seront courts, plus l’entreprise pourra se permettre de réduire son niveau de stocks. Il faut pour cela réussir à avoir des délais d’obtention très courts. Il s’agit du temps qui s’écoule entre la réalisation de la demande et sa satisfaction.

Certaines méthodes d’approvisionnement comme le juste-à-temps, aussi appelé flux tendu, favorisent la réduction du niveau de stock tampon, voire son élimination.

Enfin, il existe une toute autre façon de se passer de stocks : via le dropshipping. Dans ce cas, le commerçant qui n’est autre qu’un intermédiaire, n’a pas de stock. Quand son client réalise un achat, sa commande est automatiquement envoyée chez le fournisseur qui va directement livrer le client final.

Que faire de ses stocks dormants ?

Première chose à faire : les identifier au plus vite. Cela peut se faire grâce au logiciel de gestion des stocks, qui va donner le stock théorique des produits, par référence, taille, couleur, matière…Il faudra alors le confronter aux prévisions de ventes afin de déterminer les produits qui ont le moins de chance de se vendre.

Il peut également être intéressant à ce niveau de réaliser des inventaires physiques afin de s’assurer que les stocks donnés par le logiciel correspondent effectivement au stock réel. Des écarts d’inventaire peuvent ainsi exister entre les deux, dus à des problématiques de perte, de vol, de casse…

Ces produits devront faire l’objet d’une provision pour dépréciation en comptabilité. Cette écriture permettra de répondre au principe comptable de prudence.

Ensuite, plusieurs moyens peuvent être utilisés pour écouler ses stocks :

  • En les vendant à petits prix : offres promotionnelles, soldes, liquidation, braderie/déballage ;
  • En passant par un destockeur : sites de ventes privées, magasins d’usine… ;
  • En les donnant à des associations, permettant au passage de bénéficier d’une réduction d’impôt ;
  • En les recyclant ou les vendant sur de nouveaux marchés.

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