Les produits exceptionnels

Les produits sont les revenus de l’entreprise. Il en existe trois types : les produits d’exploitation, les produits financiers et les produits exceptionnels. Ces derniers sont le fruit d’événements non courants dans la vie de l’entreprise et qui ne sont pas liés à ses choix en matière de financement. Ils sont comptabilisés dans des comptes spécifiques.

Qu’est ce qu’un produit exceptionnel ?

Un produit exceptionnel est un produit issu d’un événement exceptionnel dans la vie de l’entreprise. En d’autres termes, il sort du cycle de gestion courante de l’entreprise. Ils ont pour conséquence d’augmenter le résultat.

Produits exceptionnels, financiers ou d’exploitation, quelles différences?

La distinction entre produits exceptionnels, produits financiers et produits d’exploitation est essentielle en comptabilité afin de bien comprendre la formation du résultat de l’entreprise et d’appréhender le résultat dans des conditions normales :

  • Les produits d’exploitation sont constitués des ventes de marchandises, produits finis et des prestations de services ;
  • Les produits financiers résultent des politiques de financement de l’entreprise. Ce sont par exemple les intérêts bancaires en cas de trésorerie excédentaire.

Comment sont-ils enregistrés en comptabilité ?

Les produits exceptionnels sont enregistrés en comptabilité de la façon suivante :

  • 7711 : Pénalités perçues, il s’agit de la perception de pénalités de retard de la part d’un client. Ils sont enregistrés en comptabilité au moment de leur paiement, et non lors de leur facturation  ;
  • 7713 : Libéralités reçues : il s’agit des dons reçus à caractère exceptionnel ;
  • 7714 : Rentrées sur créances amorties : il s’agit du règlement d’une créance d’un client alors que cette créance a été mise dans les comptes en irrécouvrable ;
  • 7717 : Dégrèvements d’impôts (autre qu’impôts sur les bénéfices) : remboursement d’impôt comme la CET, la taxe d’apprentissage, la taxe sur les salaires… ;
  • 7718 : Autres produits exceptionnels sur opérations de gestion ;
  • 772 : Produits sur exercice antérieur : il est possible au cours de l’année d’utiliser ce compte comptable mais à la fin de l’exercice les produits dans ce compte devront être dissociés en produits d’exploitation et en produits exceptionnels ;
  • 775 : Produits des cessions d’éléments d’actif : il s’agit de la vente d’une immobilisation. Cette vente engendre le passage de plusieurs écritures comptables. La vente figure au compte 775 mais il faut aussi sortir l’immobilisation de l’actif ;
  • 777 : Quote-part de subvention d’investissement virée au résultat. Il s’agit ici des subventions d’investissement qui ne sont pas comptabilisées directement en produits mais en capitaux propres. Pour des raisons de taxation, il faut réintégrer tous les ans une quote-part de la subvention en produit exceptionnel ;
  • 778 : Autres produits exceptionnels.

A noter qu’ils ne sont pas tolérés selon les normes IFRS. Ainsi, une entreprise qui publie ses comptes en respectant ces normes ne fera pas figurer de résultat exceptionnel mais seulement un résultat courant et un résultat total.

Quels sont les types de produits exceptionnels?

Tout comme pour les charges exceptionnelles, on distingue plusieurs types de produits exceptionnels :

  • Les produits sur opérations de gestion (compte 771) ;
  • Les produits sur exercice antérieur (compte 772) ;
  • Les produits sur opérations en capital (compte 775 et 777).

Pourquoi distinguer les produits exceptionnels des autres produits?

Il est essentiel de distinguer les produits exceptionnels des autres produits pour comprendre comment le résultat est constitué.

En effet, un produit exceptionnel fait gonfler le résultat de manière artificielle car par définition, il sort de la vie courante de l’entreprise. Il aurait ainsi tendance à fausser les comparaisons dans le temps et les comparaisons avec les autres entreprises.

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