Les risques quand on créé son entreprise

Créer son entreprise est en général synonyme de prise en risque. Bien souvent, le créateur quitte un emploi, parfois en CDI, avec un revenu garanti à la fin du mois, pour des revenus fluctuants. Au-delà de ces revenus non garantis, c’est aussi la pérennité et parfois la survie de l’entreprise qui ne sont pas assurés. En effet, les risques quand on créé son entreprise sont multiples : ne pas trouver de débouchés et de clients pour vendre ses produits et ses prestations, se tromper sur son business modèle, ne pas avoir une trésorerie suffisante… Heureusement, il existe des solutions pour bien maîtriser ses risques et les réduire !

Les risques commerciaux quand on créé son entreprise : ne pas trouver de débouchés

Ne pas trouver de clients quand on débute, c’est le pire ! Mais il ne faut pas se décourager et pour anticiper ce risque, il est nécessaire de réaliser une étude de marché. Il permettra de bien définir la zone de chalandise, c’est-à-dire là d’où la majorité des clients proviendront. Si elle est saturée, mieux vaut se repositionner ailleurs. De même, en cas de marché national, si les clients sont peu nombreux et/ou que les concurrents sont déjà très présents, il faudra revoir son positionnement. Enfin, un marché où les concurrents sont en faible nombre voire inexistant n’est pas non plus synonyme de tranquillité. Il se peut tout simplement que le produit ou le service proposé n’ait tout simplement pas de débouchés.

Les risques financiers quand on créé son entreprise

Les risques financiers sont de plusieurs ordres.

Manquer de trésorerie

Manquer de trésorerie quand on débute, en particulier durant les 3 premières années de vie de l’entreprise, est assez récurrent. En cause :

  • Une non anticipation des décaissements. C’est souvent le cas pour les travailleurs non-salariés qui sont affiliés à la Sécurité Sociale des Indépendants (anciennement RSI), même si la situation devrait s’améliorer suite au rapprochement avec la Sécurité Sociale des salariés. Il n’empêche que le système actuel est assez trompeur pour les TNS. Ainsi, ils cotisent les deux premières années sur des bases de rémunération forfaitaires. Si le salaire pris est supérieur au forfait, la régularisation qui s’opère en fin de deuxième année peut faire très mal. A cela s’ajoute un début de 3ème année d’activité où les cotisations sont cette fois calculées sur la rémunération de la première année. Sans anticipation de ces décaissements, l’entreprise peut vite se retrouver dans le rouge ;
  • Autre cause d’un manque de trésorerie : les retards de paiement des clients qui peuvent être chroniques si l’entreprise n’agit rapidement. La mise en place d’une procédure de recouvrement pour facturés impayées peut s’avérer nécessaire. Dans le même temps, il faut que les fournisseurs ne soient pas payés avec des délais de paiement trop courts.
  • Enfin, dernier facteur agissant sur le BFR (besoin en fonds de roulement) : les stocks, qui représentent une immobilisation de trésorerie et qui doivent être au minimum.

Pour tout cela, il est nécessaire de réaliser au lancement de l’activité un tableau de suivi de trésorerie qu’il conviendra de mettre à jour régulièrement. Autre outil à construire : la balance âgée, qui permettra de suivre les retards de paiement des clients.

Ne pas dégager un résultat positif

Autre risque quand on créer sa société et qu’on se lance : avoir un résultat négatif. Afficher des pertes lors des premières années peut toutefois être normal. C’est le cas si l’entreprise a dû beaucoup investir avant de se lancer et de voir les premières ventes se réaliser. Mais c’est plus problématique si le problème est structurel. En cause par exemple, un prix de vente trop faible compte tenu des dépenses ou des charges fixes trop élevées.

Si c’est le cas, il faudra remédier à la situation au plus vite en se repositionnant, soit en vendant à un prix plus élevé, soit en trouvant des fournisseurs moins chers.

Les risques liés à la reprise d’une société 

Quand on reprend une société, on peut penser que les risques sont moindres voire inexistants. Et pourtant, il faudra être bien vigilant. La reprise d’une société se traduit par la reprise de l’actif et du passif et cela inclus aussi les dettes de la société. Il faut également reprendre tous les contrats existants, qui constituent parfois des charges fixes importantes : bail commercial, contrat de travail, contrat annuel voire pluri annuel avec les fournisseurs…

Pour éviter ce genre de problème, il est nécessaire de réaliser un audit préalable à l’acquisition.

Et les risques au cours de la vie de l’entreprise

Même si les risques sont plus nombreux lors de la création de la société et dans les premières années de vie, il ne faut pas oublier les autres risques qui interviennent tout au long de la vie de l’entreprise :

  • Risques opérationnels : rupture de stock, défaillance des fournisseurs, départ d’un homme clé…
  • Risques naturels : incendie, catastrophe naturelle…
  • Risques extérieurs :arrivée d’un nouvel acteur sur le marché, risques environnementaux, changement de la loi, arrivée d’une nouvelle technologie

Pour lutter contre tous ces risques des solutions existent :

  • Réaliser une veille permanente afin d’être au courant des nouveautés technologiques ou des changements en matière de réglementation ;
  • Prendre une assurance qui permettra de se couvrir contre un bon nombre de risques. Il en existe de toutes sortes et qui peuvent couvrir aussi bien les hommes que les biens : assurance complémentaire santé, assurance prévoyance, assurance homme-clé dans le premier cas ; assurance perte d’exploitation, assurance risque informatique, assurance transport de marchandise dans le second ;
  • Réaliser une cartographie des risques : elle permettra à l’entreprise de répertorier les risques auxquels elle est confrontée en les analysant et en les classant selon deux critères : l’impact en cas de survenance du risque et la fréquence de survenance du risque ;
  • Rédiger un DUERP si l’entreprise a des salariés. Le DUERP est le document unique d’évaluation des risques professionnels. Il recense les risques encourus sur la santé et la sécurité des salariés.

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