DerniĂšre mise Ă jour le 2 octobre 2020
La rupture conventionnelle est la rupture du contrat de travail dâun commun accord entre lâemployeur et le salariĂ©. Elle nâest toutefois pas possible dans certains cas et prĂ©sente des modalitĂ©s diffĂ©rentes dans dâautres. Voici les limites de la rupture conventionnelle.
Les types de contrat de travail oĂč il est possible d’effectuer une rupture conventionnelle
La rupture conventionnelle nâest possible quâen contrat Ă durĂ©e indĂ©terminĂ©e (CDI). Elle nâest donc pas possible en CDD (contrat Ă durĂ©e dĂ©terminĂ©e) et en IntĂ©rim. Elle nâest Ă©galement possible que dans le secteur privĂ© et ne sâadresse donc pas aux agents de la fonction publique.
Les salariés protégés
La rupture conventionnelle peut sâappliquer aux salariĂ©s protĂ©gĂ©s mais elle diffĂšre sur certains aspects. Ainsi, lâemployeur doit demander lâautorisation Ă lâinspection du travail (et non lâhomologation Ă la DIRRECTE).
La demande doit ĂȘtre faite Ă la fin de la pĂ©riode de rĂ©tractation de 15 jours calendaires dĂ©butant le lendemain de la signature de la convention. Lâinspection du travail dispose de deux mois pour accepter. La fin de contrat doit donc ĂȘtre fixĂ©e en consĂ©quence.
Les conditions qui limitent la rupture conventionnelle
Afin que la rupture conventionnelle soit possible, il faut que les deux parties, lâemployeur et le salariĂ©, soient dâaccord. Elle ne peut pas ĂȘtre imposĂ©e unilatĂ©ralement par lâemployeur. Ainsi, la rupture conventionnelle nâest pas possible dans les cas suivants :
- En cas de salarié déclaré inapte par la médecine du travail ;
- Si lâemployeur exerce des pressions ou harcĂšle moralement le salarié ;
- Si elle vise à contourner un licenciement économique.