Rencontrer un banquier pour demander un prêt à la création d’entreprise

Rencontrer le banquier pour obtenir un prêt à la création d’entreprise se prépare. Il est ainsi nécessaire de réaliser un business plan et de connaitre les chiffres sur le bout des doigts mais ça ne fait pas tout ! Il faut se préparer au rendez-vous comme à un entretien d’embauche et réussir à se vendre aussi bien que son projet !

Réaliser le business plan, un préalable dans la rencontre avec le banquier

Il est nécessaire de réaliser un business plan et de le connaitre par cœur pour le rendez-vous avec le banquier. Ainsi, même si ce n’est pas le créateur qui l’a réalisé mais un tiers comme un expert-comptable, le créateur devra se familiariser avec les chiffres.

Il faut de plus savoir que quelques indicateurs vont retenir l’attention du banquier comme la CAF (capacité d’autofinancement). Ce ratio indique les ressources générées par l’entreprise et qui permettent de faire face aux besoins de financement. S’il est correct, c’est-à-dire s’il est au moins égal à un tiers des dettes de l’entreprise et si le montant du remboursement mensuel n’est pas trop élevé, le banquier saura que le prêt pourra être remboursé sans problème, encore faut il que les chiffres soient réalistes ! Il faudra donc parfois expliquer les hypothèses retenues, par exemple pour déterminer le chiffre d’affaires. Une étude de marché peut donc être inclus au business plan afin d’étayer les chiffres.

Avoir des demandes réalistes pour solliciter un prêt à la création d’entreprise

Il faut préparer le rendez-vous avec le banquier en ayant déjà en tête ce qu’il faudra lui demander. Pour cela, le montant du prêt espéré figure déjà dans la business plan, au niveau notamment du plan de financement initial, un document qui va être attentivement regardé.

Il faut savoir que les banquiers préféreront financer un ou plusieurs investissements en particulier plutôt que juste la trésorerie de départ. La banque pourra ainsi financer, intégralement ou en partie, l’achat d’un fonds de commerce, d’une immobilisation corporelle…mais rechignera à financer le stock de départ ou le décalage entre les premiers achats et les premières ventes. Il sera possible de fournir au banquier un devis ou une facture proforma afin de prouver que l’argent sera bien utilisé à cette fin.

Il est également possible de demander un crédit-bail. La banque achètera alors l’immobilisation dont elle sera propriétaire. L’immobilisation sera physiquement présente dans l’entreprise qui l’utilisera, moyennant un loyer mensuel. A l’issu du contrat de crédit-bail, l’entreprise pourra racheter le bien à une valeur résiduelle.

Enfin, le montant du prêt demandé doit être en rapport avec les fonds propres. On ne pourra pas demander par exemple un prêt de 50 000€ alors qu’on a à peine 5 000€ d’apport personnel. On estime qu’il faut généralement un tiers d’apport par rapport au montant demandé.

Présenter le projet et le créateur, une étape clé dans la rencontre avec le banquier

Les chiffres ne font pas tout et le porteur de projet doit savoir se vendre et vendre son projet. Il doit convaincre et persuader le banquier d’investir dans son projet. Pour cela, il doit faire une présentation rapide de son idée et l’expliquer en des termes simples. C’est d’autant plus important si le projet présente une part technique importante.

Il doit montrer au banquier qu’il a l’expérience, les qualifications et les compétences nécessaires pour ce projet. C’est pourquoi il faut s’y préparer comme à un véritable entretien d’embauche et pourquoi pas refaire son CV et le point sur ses motivations avant la rencontre.

Offrir des garanties, pour augmenter ses chances d’avoir un prêt à la création d’entreprise

Le mot d’ordre de la rencontre avec le banquier est rassurer. Et pour cela, il est possible de lui proposer une garantie (ou il vous la proposera peut-être de lui-même). Plusieurs types de garantie existent :

  • Garantie octroyée par un organisme spécialisé comme BPI France, France Active, l’AGEFIPH ou le FGIF. Certains organismes s’adressent à tous. D’autres sont destinés à un public plus spécifique : l’AGEFIPH s’adresse aux personnes handicapées et le FGIF s’adresse aux femmes ;
  • Garantie personnelle : il s’agit de mettre un bien de valeur appartenant au créateur en caution, souvent un bien immobilier. Ce type de pratique permet de rassurer le banquier mais remet en question la responsabilité limitée aux apports financiers des associés. Autre possibilité : nantir le fonds de commerce (ou une autre immobilisation incorporelle) ou hypothéquer un bien mobilier ;
  • Garantie de la banque elle même qui a son propre réseau.

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