L’amortissement est la dépréciation de la valeur d’une immobilisation dans le temps. Cette perte de valeur est liée à son utilisation et à son ancienneté. En effet, les immobilisations sont passées à l’actif dans le bilan de l’entreprise. Ils constituent un élément du patrimoine. L’amortissement représente la charge, comptablement parlant, liée à cette utilisation. Le coût de l’immobilisation est ainsi réparti sur plusieurs années en comptabilité, correspondant à sa durée d’utilisation. L’écriture permet de présenter une image fidèle de l’entreprise. Son calcul peut être réalisé de deux façons : linéairement ou de façon dégressive.

Qu’est-ce que l’amortissement ? 

Il s’agit de la constatation comptable de la perte de valeur d’une immobilisation liée :

  • à son utilisation (ex : l’usage d’une machine dans la production, l’utilisation d’une voiture d’un vendeur) ;
  • à son ancienneté et son obsolescence correspondant à l’évolution des technologies (ex : achat d’ordinateurs plus performants).

Il n’engendre pas de décaissement de trésorerie. Il s’agit simplement d’une opération comptable. L’immobilisation étant inscrite à l’actif dans le bilan de l’entreprise, aucune charge n’est constatée lors de son achat et donc aucune baisse du résultat comptable et fiscal. L’amortissement au contraire permet de réduire le résultat.

Quels sont les différents types ?

Il existe deux types d’amortissement : linéaire et dégressif.

L’amortissement linéaire consiste à pratiquer des amortissements équivalents sur chaque période. Le montant amorti chaque année est égal à la base amortissable divisée par le nombre d’année d’utilisation à compter de la date de mise en service. Le nombre d’année dépend du type d’immobilisation et est déterminé par les durées usuelles. Ce mode de calcul est obligatoire pour les biens d’occasion et les biens dont la durée d’utilisation est inférieure à 3 ans.

L’amortissement dégressif consiste à pratiquer des amortissements plus importants en début d’utilisation de l’immobilisation. Le montant sera ensuite dégressif d’année en année. Le calcul du montant à amortir se fait en divisant la base amortissable par le nombre d’années d’utilisation puis en appliquant un coefficient :

  • 1,25 pour une durée d’utilisation de 3 à 4 ans ;
  • 1,75 pour une durée d’utilisation de 5 à 6 ans ;
  • 2,25 pour une durée d’utilisation supérieur à 6 ans.

Comment calculer un amortissement ?

Le calcul est fonction de :

– La nature de l’investissement qui détermine la durée applicable. La durée d’amortissement correspond à la durée d’utilisation prévue. Ainsi, un logiciel, bien technologique et donc rapidement obsolète sera amorti sur un an. Un terrain, à l’inverse n’est pas amortissable. Par mesure de simplification, l’administration fiscale a mis en place des durées d’amortissement usuelles. Voici quelques exemples :

  • Les immobilisations financières ne sont pas amortissables ;
  • Le fonds de commerce et le droit au bail ne sont pas amortissables ;
  • Le matériel de transport est amortissable sur 4 à 5 ans ;
  • Les constructions sont amortissables sur 20 à 50 ans.

– Le type d’amortissement choisi (linéaire ou dégressif).

Il est calculé dans un tableau d’amortissement.

A noter qu’en cas d’immobilisation constituée de différents composants procurant des avantages économiques selon un rythme différent, l’amortissement se fait par composant et non pour toute l’immobilisation uniformément.

Comment passer une écriture comptable d’amortissement ?

L’écriture comptable est la suivante :

DébitCrédit
Compte 603 (dotation aux amortissements) : montant de la dotation
Compte 28XX (amortissement des immobilisations) : montant de la dotation

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