Comment ouvrir un fast-food ?

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Vous souhaitez vous lancer dans la restauration et vous vous penchez vers la restauration rapide ? C’est un bon choix ! Le secteur a le vent en poupe et les amateurs sont nombreux…Mais voilà, vous ne savez pas par où commencer. Comment ouvrir un fast-food ? Quelles sont les conditions à respecter ? Faut-il avoir un diplôme ? Est-il préférable de se lancer en franchise ou en indépendant ? Nous répondons à toutes ces questions dans cet article.

Quelles sont les spécificités des fast-foods ?

Un fast-food est un restaurant qui propose des plats rapides à cuisiner (et à manger). Tout est fait pour que le consommateur y passe le moins de temps. Les plats sont souvent présentés dans des conditionnements jetables et peuvent être mangés sur place ou à emporter. Le prix des produits vendus dans les fast-foods est beaucoup plus faible que dans les restaurants traditionnels. On est ici avant tout sur une stratégie de volume pour réaliser le chiffre d’affaires…Les charges sont également plus faibles avec des frais de personnel en moins.

Quelles sont les conditions à respecter pour ouvrir un fast-food ?

Il n’y a pas de conditions de diplôme à respecter pour ouvrir un fast-food. Ainsi, il n’est pas nécessaire d’avoir un diplôme tel qu’un CAP ou un BEP restauration. Toutefois, il faudra que le dirigeant, ou un des salariés, suive une formation à l’hygiène alimentaire appelée formation HACCP. Elle dure 2 jours et permet aux participants de connaitre la réglementation en relation avec la restauration commerciale ainsi que les principes d’hygiène et les risques en cas d’insuffisance. Elle est dispensée par la chambre de commerce et d’industrie ou par un organisme agréé.

Si vous souhaitez vendre des boissons alcoolisées, il faudra obtenir une licence. Première étape afin de l’obtenir : avoir un permis d’exploitation. Il est accordé à la suite d’une formation d’une durée de 3 jours (20 heures). Elle se déroule également à la CCI ou dans un centre agrée. Elle aborde des sujets comme la répression de l’ivresse publique, la lutte contre le bruit, la protection des mineurs et la sensibilisation au danger de l’alcoolisme et des stupéfiants.

Une fois le permis d’exploitation en poche, il faudra faire une demande pour obtenir la licence auprès de la mairie (ou de la préfecture pour une ouverture à Paris) à l’aide du formulaire cerfa 11542*05. La licence ne peut pas être accordée aux mineurs non émancipés, aux majeurs sous tutelles, aux personnes ayant été condamnées pour vol, escroquerie et abus de confiance au cours des 5 dernières années ou aux personnes condamnées pour proxénétisme (sans limite de temps).

A noter que la formation hygiène et celle pour obtenir le permis d’exploitation peuvent être prise en charge par le CPF (compte personne de formation).

Vous pouvez également suivre une formation pour apprendre les bases de la création et de la gestion d’un restaurant.

Comment créer la société ?

Choix de la forme

La première étape sera de choisir la forme juridique. Compte tenu des limites de l’auto-entreprise, notamment au niveau du chiffre d’affaires, elle n’est pas recommandée. De même, comme elle ne permet pas de séparer le patrimoine personnel du patrimoine professionnel, l’entreprise individuelle ne se prête pas à l’activité. Vous pouvez en revanche vous tourner vers une forme de société comme l’EURL ou la SARL ainsi que la SAS ou la SASU.

Les formalités de création pour ouvrir un fast-food

Afin de créer une société et d’ouvrir le fast-food, il faudra :

Les restaurants doivent également, avant l’ouverture, réaliser une déclaration de manipulation des denrées d’origine animale auprès de la DDCPP (direction départementale en charge de la protection des populations) via le formulaire Cerfa 13984

Quels sont les avantages et les inconvénients à se lancer en franchise quand on veut ouvrir un fast-food ?

De nombreux restaurants rapides s’ouvrent en franchise. En effet, cela leur permet de bénéficier de la notoriété de la marque (Mc Donalds, Quick, Subway, Burger King pour ne citer qu’eux car le secteur n’en manque pas). En plus du nom, le franchiseur apporte tout un tas d’autres services : le savoir-faire, le réseau d’approvisionnement, une aide au démarrage…En contrepartie, le franchisé verse des royalties sur son chiffre d’affaires ainsi qu’un droit d’entrée. Celui-ci est assez élevé dans les franchises de fast-food avec des montants allant de 15 000€ à bien plus.

Où créer un fast-food ?

Une des premières questions à se poser quand on veut ouvrir un fast-food est celle de l’emplacement. Comme le marché est assez concurrentiel, il faut trouver un endroit avec assez peu de concurrents déjà présents et/ou une forte demande. Il faudra ainsi bien définir la zone de chalandise, c’est-à-dire la zone à partir de laquelle la majorité des clients vont venir. Il faudra analyser le type de clientèle de cette zone : s’agit-il plutôt de personnes assez jeunes (la cible des fast-foods) ? Y a-t-il beaucoup de bureaux autours (encore une fois la cible des fast-foods est plutôt les personnes cherchant à manger rapidement entre midi et deux heures) ? Toutes ces questions, et les réponses, pourront être intégrées dans l’étude de marché.

Ensuite, le créateur devra réaliser une étude de concurrence afin de connaitre les entreprises déjà présentes sur le secteur et éventuellement trouver une niche non exploitée. Il faudra s’intéresser à la fois aux concurrents directs, c’est-à-dire aux autres fast-foods, mais également aux concurrents indirects c’est-à-dire tous les commerces alimentaires comme les supermarchés vendant des plats tout faits ou les boulangeries proposant des sandwichs.

Ne reste plus ensuite qu’à trouver le local et l’aménager. Deux options s’offrent au créateur : prendre un local sédentaire ou prendre un local ambulant (de type food-truck).

Pour un local sédentaire, il faudra bien analyser la superficie : est-il assez grand pour accueillir une cuisine et une salle où les clients pourront manger ? Il faudra aussi prévoir un endroit où le passage pourra se faire facilement afin de servir les clients qui prennent à emporter.  Le local doit ensuite être aménagé de façon à respecter les règles en matière d’établissement recevant du public (ERP). Il faudra ensuite l’équiper avec tout le nécessaire pour cuisiner rapidement et également des tables et des chaises. N’oubliez pas non plus de vous équiper en matériel informatique : ordinateur, logiciel de caisse…

A noter qu’il est possible de reprendre un fonds de commerce ou de racheter un fast-food déjà existant. Dans ce cas, toute la partie aménagement et équipement sera moins lourde.

Quels sont les facteurs clés de succès d’un restaurant rapide ?

Comme il y en a de plus en plus, il est essentiel de se démarquer. Quelques exemples de fast-foods : fast-food classique (type Mac Donald), snack, sandwicherie, food-truck, bar à pates, bar à salades, pizzeria, kebab, burger « signature » élaboré par un chef, bagel…Vous pouvez aussi miser sur la qualité de la matière première : produits bio, locaux, sans gluten…

L’autre élément essentiel est la rapidité, pour prendre la commande, pour servir, pour manger…C’est ce que les clients recherchent principalement quand ils choisissent un fast-food.

Quels sont les éléments à renseigner dans le business plan ?

La rédaction d’un business plan est essentielle lors de la création d’un restaurant rapide. Non seulement il permettra au créateur d’avoir une ligne directrice mais il sera aussi utile au banquier afin qu’il accorde un prêt bancaire. En effet, compte tenu des investissements relativement importants pour ouvrir un fast-food (compter autour de 100 000€ – bien plus pour la région parisienne et les fast-foods s’ouvrant avec une grosse franchise), le recours à une aide financière extérieure ne sera pas négligeable. Ainsi, il faudra un apport personnel d’au moins un tiers de l’investissement total.

Le business plan contiendra les documents suivants :

  • Une étude de marché et une étude de concurrence (cf paragraphe sur l’installation du fast-food) ;
  • Un plan de financement initial qui fera apparaître tous les investissements (besoins de financement) et les ressources (apports des associés, prêt bancaire) ;
  • Un tableau de trésorerie mensuel pour la première année qui indiquera les encaissements et les décaissements mois par mois ;
  • Un compte de résultat prévisionnel sur 3 ans qui permettra de connaitre le résultat (produits – charges) ;
  • Un bilan, sorte de photographie du patrimoine de l’entreprise, avec d’un côté ce que l’entreprise possède et de l’autre ce qu’elle doit, à chaque fin d’exercice durant également les trois premières années.

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