Le contrôle de gestion en entreprise

Dernière mise à jour le

Le contrôle de gestion en entreprise est souvent d’une importance capitale. Il permet d’analyser la rentabilité d’une société ou d’une activité et d’y apporter des solutions correctives. Il est pour cela nécessaire de réaliser un budget, d’analyser les écarts entre le réel et ce dernier et de s’appuyer sur un système d’information efficace.

La réalisation du budget, une étape incontournable du contrôle de gestion en entreprise

Le budget est un élément clé dans le contrôle de gestion. Réalisée annuellement aux alentours de septembre (pour les entreprises clôturant au 31 décembre), la construction du budget permet d’avoir une ligne directrice pour l’année à venir.

Le budget est réalisé par les contrôleurs de gestion en étroite relation avec les opérationnels. Il est construit sur la base des années antérieures en y intégrant des projections pour l’année future (croissance du marché, évolution du prix de vente moyen…).

Il est également possible de suivre une autre démarche en optant pour le budget base zéro. Plutôt que de se baser sur l’historique des charges et d’y appliquer un pourcentage d’augmentation, tous les postes de dépenses seront à zéro. Un nouveau chiffre sera alors indiqué, souvent sur la base d’un benchmark. Il s’agira alors de se comparer aux autres entreprises afin de retenir les meilleures pratiques de chaque.

Le budget est souvent réactualisé en cours d’année afin d’avoir une projection proche de la réalité en fin de période.

L’analyse des écarts entre les prévisions et le réel

L’analyse des écarts consiste à déterminer les différences entre le réel et le budget. Cette analyse se fait sur plusieurs niveaux : écart par produit, par catégorie de produit, par département…

Elle se fait également sur plusieurs éléments. Les principaux sont les suivants :

  • Chiffre d’affaires ;
  • Charges de matière première ;
  • Charges directes de main-d’œuvre ;
  • Frais de structure ;
  • Marge.

Le chiffre d’affaires et la marge peuvent ensuite être décomposés en effets. Ces effets sont par exemple pour le chiffre d’affaires :

  • L’effet prix : différence entre le prix de vente réel et budgété ;
  • L’effet volume : différence entre les quantités réellement vendues et les quantités prévues ;
  • L’effet mix : décomposition des ventes. Par exemple, si le prix de vente moyen est plus faible ainsi que les quantités vendues mais que le chiffre d’affaires est supérieur, le calcul de l’effet mix permet de l’expliquer car une telle situation signifie que davantage de produits avec un prix de vente élevé ont été vendus.

Le système d’information, la clé d’un contrôle de gestion efficace

Afin d’avoir un contrôle de gestion efficace, il est nécessaire d’avoir un système d’information fiable et sur lequel les contrôleurs de gestion peuvent se reposer. Pour cela, faut savoir d’où vient l’information qui est utilisée et il faut savoir comment la récupérer.

Les informations doivent en effet être récupérées le plus facilement possible et de façon automatisée pour consacrer un temps plus important à l’analyse. Les contrôleurs de gestion doivent d’autant plus maîtriser le système d’information afin de repérer d’éventuelles erreurs.

La comptabilité analytique

C’est grâce à un système d’information correctement paramétré que la comptabilité analytique va être mise en place. Les factures seront ainsi enregistrées en comptabilité par destination (en comptabilité générale, elles sont également enregistrées par nature). Cette approche va permettre d’analyser le résultat et de le décomposer par produit et catégories de produits.

Les méthodes d’analyse des coûts

En contrôle de gestion, les charges sont réparties entre :

  • Charges fixes et variables : les charges fixes sont constantes. Elles ne varient pas avec l’augmentation ou la diminution de la production. Les charges variables quant à elles suivent le volume de production ;
  • Charges directes et indirectes : les charges directes sont directement imputables à la fabrication d’un produit ou à la réalisation d’un service. Les charges indirectes doivent être imputées à l’aide d’une clé de répartition.

Cette répartition est le préalable à la mise en place de méthodes d’analyse des coûts comme :

La réalisation de tableaux de bord

Les analyses en contrôle de gestion reposent sur la mise en place de tableaux de bord. Ils vont permettre de suivre une activité et de piloter l’entreprise. Ils sont composés d’indicateurs, qui vont être comparés à un référentiel (budget ou forecast). Il en existe deux grands types :

  • Indicateurs financiers : chiffre d’affaires, ROCE (return on capital employed), BFR (besoin en fonds de roulement) ;
  • Indicateurs non financiers : nombre de réclamation clients, taux d’absentéisme…

Ces tableaux de suivi doivent être actualisés périodiquement (tous les jours, les semaines, les mois…). Il est possible d’en mettre en place dans de nombreux domaines :

  • Tableau de bord financier : suivi de la trésorerie (créances clients, BFR…), suivi du résultat (chiffre d’affaires, charges, EBE, résultat net), suivi de la rentabilité…
  • Tableau de bord RH : nombre de salarié, pyramide des ages, taux de turn-over…tous ces indicateurs vont permettre, entre autres, de mesurer le climat social ;
  • Tableau de bord commercial : suivi du chiffre d’affaires, parts de marché, panier moyen, marge commerciale, taux de satisfaction clients…

L’intérêt du contrôle de gestion

On l’aura compris, le contrôle de gestion va permettre de suivre une activité et d’améliorer ses performances. Toutefois, il ne faut pas que les analyses restent vaines. Les destinateurs comme les opérationnels et la direction doivent mettre en place des mesures correctives qui s’imposent.

Le contrôle de gestion n’est que la première étape : informer et alerter le cas échéant.

    Laisser un commentaire

    Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

    Inscrivez vous à la newsletterEt téléchargez notre check-list du créateur d'entreprise !